PLACEZ VOTRE ARGENT

Pourquoi il ne faut toujours pas acheter des obligations

Pourquoi il ne faut toujours pas acheter des obligations

Acheter des obligations n’est intéressant que si vous obtenez un rendement supérieur au taux d’inflation.

Mise à jour de novembre 2018

La Banque Centrale Européenne (BCE) a entamé en mars 2015 son programme d’achat d’actifs financiers à hauteur de 60 milliards d’euros par mois.

Réussie d’un point de vue technique, l’opération semble l’avoir été aussi sur un plan économique. En affaiblissant l’euro, les injections de liquidités ont en effet accentué le coût des importations, pétrole en tête, et ont évité une spirale déflationniste, objectif avoué.

Cette dépréciation de la monnaie unique a en outre été bienvenue pour les entreprises exportatrices et a amélioré le sentiment économique des industriels de la zone euro.

L’action énergique de la BCE a donc provoqué un choc salutaire sur le Vieux Continent et c’est le moral de l’ensemble des acteurs économiques qui s’est redressé.

Les investisseurs ont retrouvé le sourire et les marchés boursiers s’en sont portés d’autant mieux.

Au niveau de l’économie réelle, il semblerait que le crédit aux entreprises et aux ménages, qui était fort déprimé, soit reparti quelque peu à la hausse. De quoi permettre enfin une reprise de la consommation des ménages, des investissements des entreprises et de l’activité économique européenne.

Il est vrai que les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi faibles, même si la fin de cette époque s’annonce, puisque les taux commencent (enfin) à remonter, USA en tête. La Banque Centrale Américaine (Fed) a en effet renoncé fin 2015 à sa politique de taux extrêmement accommodante et a déjà plusieurs hausses des taux à son actif depuis. La Banque Centrale Européenne (BCE), de son côté, reste accrochée à une politique de taux aussi souple que possible. Une différence qui n’est pas sans effet. Les obligations de sociétés en dollar offrent ainsi actuellement un rendement net de 2,7 %, alors qu’une obligation de société en euro offre péniblement 0,80 % net. Et le différentiel de taux ne cesse d’augmenter! 

Vous pouvez creuser davantage ce sujet et devenir vous aussi un investisseur heureux en vous procurant ce livre que je vous offre gratuitement: cliquez ici.

Acheter des obligations?

Aussi, face à ces très faibles rendements, faut-il acheter des obligations?

Je pense que l’on a intérêt à attendre encore un peu pour voir vers quoi tout cela nous conduit.

Car l’achat d’une obligation aux taux actuels (surtout en Euros) ne se justifierait que si nous nous dirigions vers une longue période de déflation. Ce qui n’est (absolument) pas le cas. Hors énergie, l’inflation est toujours relativement basse, mais au fur et à mesure que l’impact de la baisse du pétrole disparaîtra, l’inflation devrait retourner en territoire positif. Ceux qui achèteraient dès lors des obligations publiques aux taux actuels s’exposeraient à des rendements réels négatifs dans un futur proche.

L’inflation en France se situe actuellement à 2,2% (fin octobre 2018).

Inflation en glissement annuel

Inflation en glissement annuel (source:rance-inflation.com)

Ensuite, il est peu probable que la BCE puisse maintenir pendant de nombreuses années des taux aussi bas. Contrairement à la Banque Centrale Américaine qui n’avait pour ainsi dire aucune limite, la BCE ne bénéficie pas du soutien de Berlin et est donc limitée dans son action.

Acheter des obligations me semble, dans ce contexte et pour le moment, encore une mauvaise idée.

« Faut-il vraiment craindre une implosion du cours des obligations et des fonds de placement qui y investissent? »

Un portefeuille diversifié devrait comprendre en théorie des actifs risqués (des actions et/ou des fonds d’actions), des actifs moins risqués (des obligations et/ou des fonds obligataires) et des liquidités (compte d’épargne). Lorsque les marchés boursiers s’envolent, les actions gonflent le rendement de votre portefeuille. Et lorsque les Bourses sont secouées, les obligations, dont le cours évolue de façon moins sensible, voire différemment de celui des actions, font office de matelas de sécurité.

Un portefeuille diversifié en actions et en obligations est donc un outil efficace pour obtenir par tous temps un bon rendement à long terme, sans prise de risque excessive.

Cependant, il vaut mieux ne pas acheter des obligations pour le moment.

Car si de plus on prend en compte la fiscalité absolument décourageante sur ce type d’investissement, il vaut en définitive mieux garder l’argent que vous consacreriez à acheter des obligations en trésorerie, sur un livret d’épargne par exemple.

C’est ce que je fais moi-même.

Que s’est-il passé?

Il ne vous aura pas échappé que les taux obligataires végètent à des planchers historiques.

L’émission de bons d’État à destination des particuliers, pour une durée de dix ans, offrent un rendement annuel net de l’ordre de moins de 0,90%. C’est bien moins que le taux d’inflation actuel dans nos pays.

taux obligations à 10 ans

Source: france-inflation.com

Et si on se tourne vers les obligations d’entreprises, en principe un peu plus généreuses, on voit qu’il est tout aussi difficile d’y trouver son bonheur puisque beaucoup d’entre elles n’offrent à peine plus que 1% net, sauf à accepter de confier son argent à des émetteurs moins sûrs, à propos desquels se pose la question de leur capacité à rembourser leur dette à l’échéance.

Et tout cela pour se faire en outre plumer par l’État qui ne se gêne évidemment pas pour prendre sa (trop grosse) part: il est gagnant à tous les coups.

Bref, c’est trop risqué.

Bulle obligataire?

L’investisseur est donc méchamment coincé.

Soit le coupon des obligations nouvelles (= marché primaire) est beaucoup trop faible, soit les obligations déjà émises (= marché secondaire) qui offrent encore de jolis coupons se négocient pour la plupart à des prix fort élevés.

Tellement élevés que certains n’hésitent plus à parler de bulle obligataire.

Autrement dit, le cours de ces obligations serait sur le point d’imploser.

En réalité, la décrue a déjà commencé.

Les taux obligataires ont repris un peu de hauteur ces derniers mois.

Comme les cours des obligations évoluent dans le sens contraire des taux, les détenteurs d’obligations ont été immédiatement sanctionnés: la valeur de leur portefeuille a baissé.

Le fonds Aviva Long Term European Bond Fund (LU0044652708), qui investit en obligations de longue durée en euro, a ainsi vu sa valeur d’inventaire baisser de plus de 10 % fin 2016, et ne s’est pas vraiment repris depuis lors. Une telle contre-performance est plutôt rare pour ce type d’investissement qui nous a habitués à des fluctuations bien moins importantes.

Potentiel inexistant

Dès lors faut-il vraiment craindre une implosion du cours des obligations et des fonds de placement qui y investissent?

Ma réponse est assez nuancée.

Il est vrai que, comme on l’a vu, les taux obligataires sont maintenus artificiellement bas par la Banque Centrale Européenne (BCE) qui veut relancer l’économie (des taux peu élevés facilitent l’accès au crédit et encouragent l’endettement pour investissement) et surtout permettre aux pays lourdement endettés de ne pas payer trop d’intérêts, au risque sinon de plomber un peu plus leurs finances publiques. En d’autres termes, sans cette intervention de la BCE, les taux des obligations seraient plus élevés et leurs cours plus faible. Or on sait que la BCE ne pourra pas agir éternellement de cette manière, d’autant que l’inflation fait son grand retour.

Pour compenser cette inflation, qui érode le pouvoir d’achat de l’épargne, les investisseurs exigent un supplément de rendement.

C’est ce qui explique pourquoi les taux ont remonté (un peu) ces derniers mois. Le mouvement devrait se poursuive, mais modérément. La BCE freinera la hausse des taux si elle considère que celle-ci devient menaçante pour le soutien de l’économie.

Au final, si le risque d’un important krach obligataire n’est certainement pas mon scénario principal, acheter des obligations en euro ou des fonds obligataires en euro a peu de sens pour le moment. Non seulement les coupons sont très faibles, mais les cours des obligations vont encore rester sous pression pendant un certain temps.

Battre l’inflation

Ne l’oubliez pas, l’un de vos pires ennemis, pour vous investisseur, c’est l’inflation.

Pour protéger le pouvoir d’achat de votre épargne, surtout à long terme, vous devez acquérir des placements offrant un rendement nettement supérieur au taux d’inflation. Chose que ne permettent plus les obligations et les fonds obligataires en euro.

C’est la raison pour laquelle il n’y a pas (encore) d’obligations dans mon propre portefeuille.

Bien entendu, comme il n’est pas question de prendre trop de risque, à défaut d’opter pour des fonds obligataires, comme le font beaucoup de gestionnaires de patrimoine de façon assez classique, j’ai opté pour un complément (10 à 25%) en liquidités sous forme de compte d’épargne. Ces placements rapportent de moins en moins aussi, mais contrairement aux (fonds d’) obligations, ils ne risquent pas de me faire perdre de l’argent en cas de remontée des taux, leur capital étant (plus ou moins) garanti.

Et les obligations en devises?

Certaines devises offrent des obligations aux coupons plus généreux.

Mais attention: lorsqu’on investit dans une obligation émise dans une devise étrangère, il est très important d’examiner aussi cette devise sous l’angle du potentiel et du risque.

Acheter des obligations en dollars (américains, australiens ou néo-zélandais) offre des rendements un peu plus élevés que dans la zone euro. Mais ces devises sont évidemment soumises au risque de change face à l’euro et elles pourraient baisser considérablement.

Avec le risque, après change et ponction fiscale, que vous récupériez moins en euros que ce que vous avez investi au départ. Je ne suis pas sûr que les obligations de sociétés en dollar (qui peuvent cependant pour certains fonds ainsi offrir actuellement un rendement net de 2,7%) couvrent ce risque, et de toutes façons, elles couvrent à peine l’inflation française (pour rappel, à fin octobre 2018 l’inflation est de 2.2% par rapport à octobre 2017).

Quant aux devises qui offrent des rendements très élevés, comme c’est le cas pour les obligations en rand sud-africain, en livre turque ou en real brésilien, les pertes que ces devises pourraient subir me paraissent bien plus élevées que ce qu’il y a à gagner avec la hauteur de leurs coupons.

Bref, de quel angle j’analyse le problème, j’arrive toujours à la même conclusion: il ne faut toujours pas acheter des obligations pour le moment.

Que faire alors?

Rassurez-vous, j’ai la solution!

Dans les leçons 27 et 28 de ma formation Devenir Riche. Mode d’Emploi. je vous enseigne, pas à pas, dans un français simple et compréhensible, quel placements choisir et dans quelle banque, et comment faire cela avec le moins de frais, et surtout avec le moins de taxes possibles (oui, je cite même les noms!).

devenir riche mode d'emploi

Édition 2019

Conquérir Votre Liberté Financière

Méthode Garantie

100% de réussite

Vos commentaires

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Je m’appelle LUC BRIALY.
Et je vais vous faire conquérir votre liberté financière.

Découvrez comment travailler moins pour gagner plus, placer son argent, utiliser l'investissement immobilier et préparer sa retraite.
Je l'ai fait avant vous. Je suis millionnaire et financièrement indépendant.
Vous pourrez le devenir également!

Je vous ai aidé? Offrez-moi un café, un déjeuner, un diner!

Rendement locatif
Divi
booking.com
airbnb
GRATUIT: recevez votre livre sur votre liberté financière
CLIQUEZ
close-image

RECEVEZ CE LIVRE GRATUIT

Ce livre gratuit vous apprendra comment bien débuter en 3 étapes dans l’investissement immobilier

Vous êtes inscrit! Vous allez bientôt recevoir un courriel pour pouvoir télécharger votre livre gratuit.

RECEVEZ CE LIVRE GRATUIT

Vous êtes inscrit! Vous allez bientôt recevoir un courriel pour pouvoir télécharger votre livre gratuit.

RECEVEZ CE LIVRE GRATUIT

Ce livre gratuit vous apprendra comment bien débuter en 3 étapes dans l’investissement immobilier

 

Vous êtes inscrit! Vous allez bientôt recevoir un courriel pour pouvoir télécharger votre livre gratuit.

TROP DE TRAVAIL
et
PAS ASSEZ DE TEMPS?

Inscrivez-vous à ma formation GRATUITE:

en 7 jours vers la PRODUCTIVITE ULTIME

Vous êtes inscrit! Vous allez bientôt recevoir un courriel de bienvenue.

RECEVEZ CE LIVRE GRATUIT

Vous êtes inscrit! Vous allez bientôt recevoir un courriel pour pouvoir télécharger votre livre gratuit.

TROP DE TRAVAIL
et
PAS ASSEZ DE TEMPS?

Inscrivez-vous à ma formation GRATUITE:

en 7 jours vers la PRODUCTIVITE ULTIME

Vous êtes inscrit! Vous allez bientôt recevoir un courriel de bienvenue.

LANCEZ-VOUS

Gagnez de l'argent en ne faisant

que ce que vous aimez faire

Inscrivez-vous à

ma formation GRATUITE de 7 jours

Vous êtes inscrit! Vous allez bientôt recevoir un courriel de bienvenue.

LANCEZ-VOUS

Gagnez de l'argent en ne faisant

que ce que vous aimez faire

Inscrivez-vous à ma formation GRATUITE de 7 jours

Vous êtes inscrit! Vous allez bientôt recevoir un courriel de bienvenue.

10 questions sur la retraite



Préparez votre retraite

(dès aujourd'hui)


RECEVEZ CE LIVRE GRATUIT

 

Vous êtes inscrit! Vous allez bientôt recevoir un courriel pour pouvoir télécharger votre livre gratuit.