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Faut-il toujours acheter des obligations en 2020?

Pourquoi il ne faut toujours pas acheter des obligations

Quand il s’agit d’acheter des obligations, il en va dans les bourses comme dans la vie réelle.

La peur de rater quelque chose, en anglais Fear Of Missing Out ou encore FOMO en abrégé, nous la retrouvons aussi bien sur les marchés financiers que dans la vie de tous les jours.

Personne n’a oublié la panique générale qui a mené bon nombre d’entre nous à accumuler les rouleaux de papier WC au mois de mars 2020. Et nous mènera, qui sait, à renouveler ce type d’achat à l’avenir.

Mise à jour de novembre 2020

Quand il est apparu que le télétravail devenait la norme, les investisseurs se sont littéralement jetés sur les actions technologiques, spécialisées dans les centres de données, le cloud computing ou la cybersecurité.

Des sociétés comme Zoom, Fiverr, Change ou encore Facedrive ont vu leurs cours atteindre des sommets.Quel qu’en soit le prix à payer, tout le monde a voulu sa part du gâteau. 

Cette tendance à stocker est favorisée par les banques centrales, qui maintiennent leurs taux directeurs à 0% et n’arrêtent pas d’acheter des obligations massivement.

Résultat, les deux tiers des obligations d’Etat occidentales offrent désormais des taux d’intérêt négatifs.

Et les obligations françaises ou belges ne sont pas en reste. Le mois dernier, le rendement des obligations d’État à 10 ans est tombé à -0,4%.

Cette situation fait que les épargnants et les investisseurs sont de plus en plus nombreux à quitter leur zone de confort et à se tourner vers des actifs plus rémunérateurs et donc plus risqués comme les obligations à haut rendement et les actions.

Et là aussi, ils sont aidés par les banques centrales qui se pressent d’acheter des obligations d’entreprises et des actions.

Le résultat est potentiellement dangereux.

Car beaucoup d’investisseurs ne se rendent pas compte qu’ils détiennent un portefeuille qui pourrait s’avérer plus capricieux que d’habitude.

Ne vous laissez pas berner par des rendements mirobolants. Faites preuve d’une grande sélectivité. Ce n’est en effet pas le passé qui compte, mais le futur.

Vous pouvez creuser davantage ce sujet et devenir vous aussi un investisseur heureux en vous procurant cette formation que je vous offre gratuitement: cliquez ici.

Acheter des obligations?

Aussi, face à ces très faibles rendements, faut-il acheter des obligations?

Je pense que l’on a intérêt à attendre encore un peu pour voir vers quoi tout cela nous conduit.

La propagation du Covid-19 a atteint les proportions d’une pandémie, incitant initialement les investisseurs à se réfugier dans des obligations jugées plus sûres.

Est-ce une bonne idée?

Le taux allemand à dix ans est tombé à -0,86%. Les gouvernements ont pris des mesures de confinement qui ont entraîné une profonde récession, mais ont accordé en compensation des mesures de relance fiscales sans précédent.

La promesse de la Banque Centrale Européenne (BCE) d’injecter de l’argent en suffisance n’a pas empêché les investisseurs de fuir vers les liquidités.

Au début mars, le taux allemand s’est brièvement ressaisi pour atteindre -0,2%, tandis que le taux italien grimpait à 2,4%.

L’annonce d’un programme qui envisage d’ acheter des obligations de façon très flexible, entretemps porté à 1 350 milliards EUR, a ramené le calme sur les marchés. Le taux allemand à dix ans a ensuite baissé à -0,5% et le taux italien a même régressé à moins de 1%.

Aux États-Unis, la Réserve Fédérale Américaine (Fed) a abaissé en mars son taux directeur en deux étapes de 1,75% à 0,25%. Elle injecte des liquidités pour ainsi dire sans restrictions, et n’arrête pas d’acheter des obligations de façon illimitée.

Par conséquent, le taux d’intérêt à long terme a plongé à un plancher historique, inférieur à 0,6%,déclenchant des abaissements de taux en cascade par les banques centrales du monde entier.

Une rémunération en intérêts faible et souvent négative sur les longues durées semble donc devenir la norme dans la plupart des pays occidentaux.

Les obligations d’État américaines jouissent d’une excellente note de solvabilité. Mais la crise du coronavirus a plongé les États-Unis dans une profonde récession. Les responsables politiques font tout ce qui est en leur pouvoir pour limiter les dégâts.

L’administration américaine a approuvé des programmes d’aide d’une valeur de plus de 2.000 milliards USD et d’autres sont en préparation. La Banque centrale américaine (Fed) a également réagi très rapidement en mars en abaissant, en deux étapes, le taux de 1,75% (limite maximale) à 0,25%. Son président Jerome Powell  en outre pris toute une série de mesures pour soutenir les marchés monétaires.

Acheter des obligations de façon illimitée, surtout, doit rétablir la confiance.

Le dollar américain (USD) est une monnaie de référence et souvent aussi une valeur refuge en période d’incertitude.

Aux États-Unis, le taux à dix ans a plongé en dessous de 1% pour la première fois en février. À environ 0,6%, il reste un peu plus intéressant que son homologue de la zone euro.

Toutefois, la valorisation relativement élevée et la grande volatilité de la devise incitent à la prudence pour acheter des obligations libellées en dollar.

L’un dans l’autre, je ne suis donc pas inconditionnellement enthousiaste à propos du marché des obligations comme réponse à la crise du corona.

L’évolution des cours de l’index des obligations mondiales n’est pas positive pour le moment (Source JPMorgan /Datastream) :

acheter des obligations

‘Ne vous emballez pas ! Restez sélectifs et achetez uniquement les placements avec lesquels vous vous sentez à l’aise.’

Un portefeuille diversifié devrait comprendre en théorie des actifs risqués (des actions et/ou des fonds d’actions), des actifs moins risqués (des obligations et/ou des fonds obligataires) et des liquidités (compte d’épargne).

Lorsque les marchés boursiers s’envolent, les actions gonflent le rendement de votre portefeuille. Et lorsque les Bourses sont secouées, acheter des obligations, dont le cours évolue de façon moins sensible, voire différemment de celui des actions, fait office de matelas de sécurité.

Un portefeuille diversifié en actions et en obligations est donc un outil efficace pour obtenir par tous temps un bon rendement à long terme, sans prise de risque excessive.

Cependant, il faut être très sélectif pour acheter des obligations en ce moment.

Potentiel inexistant

Dès lors faut-il vraiment craindre une implosion du cours des obligations et des fonds de placement qui y investissent?

Ma réponse est assez nuancée.

Il est vrai que, comme on l’a vu, les taux obligataires sont maintenus artificiellement bas par la Banque Centrale Européenne (BCE) qui veut relancer l’économie (des taux peu élevés facilitent l’accès au crédit et encouragent l’endettement pour investissement) et surtout permettre aux pays lourdement endettés de ne pas payer trop d’intérêts, au risque sinon de plomber un peu plus leurs finances publiques.

En d’autres termes, sans cette intervention de la BCE, les taux des obligations seraient plus élevés et leurs cours plus faible.

Au final, si le risque d’un important krach obligataire n’est certainement pas mon scénario principal, acheter des obligations en euro ou des fonds obligataires en euro a peu de sens pour le moment.

Non seulement les coupons sont très faibles, mais les cours des obligations vont encore rester sous pression pendant un certain temps.

Battre l’inflation

Ne l’oubliez pas, l’un de vos pires ennemis, pour vous investisseur, c’est l’inflation.

Pour protéger le pouvoir d’achat de votre épargne, surtout à long terme, vous devez acquérir des placements offrant un rendement nettement supérieur au taux d’inflation. Chose que ne permettent plus les obligations et les fonds obligataires en euro.

Et les obligations en devises?

Certaines devises offrent des obligations aux coupons plus généreux.

Mais attention: lorsqu’on investit dans une obligation émise dans une devise étrangère, il est très important d’examiner aussi cette devise sous l’angle du potentiel et du risque.

Acheter des obligations en dollars (américains, australiens ou néo-zélandais) offre des rendements un peu plus élevés que dans la zone euro. Mais ces devises sont évidemment soumises au risque de change face à l’euro et elles pourraient baisser considérablement.

Avec le risque, après change et ponction fiscale, que vous récupériez moins en euros que ce que vous avez investi au départ.

Je ne suis pas sûr que les obligations de sociétés en dollar couvrent ce risque, et de toutes façons, elles couvrent à peine l’inflation française.

Quant aux devises qui offrent des rendements très élevés, comme c’est le cas pour les obligations en rand sud-africain, en livre turque ou en real brésilien, les pertes que ces devises pourraient subir me paraissent bien plus élevées que ce qu’il y a à gagner avec la hauteur de leurs coupons.

Bref, de quel angle j’analyse le problème, j’arrive toujours à la même conclusion: il ne faut être très circonspect pour acheter des obligations pour le moment, et surtout très sélectif.

Que faire alors?

Rassurez-vous, j’ai la solution!

Dans ma formation Comment constituer votre portefeuille boursier, j’explique pourquoi il faut donc acheter des obligations, non pour le rendement, mais pour leur sécurité, leur quasi-absence de risque.

Même si les taux d’intérêt se sont terriblement repliés, les obligations restent un intéressant instrument de diversification.

Comme les marchés boursiers sont devenus plus volatils, elles constituent un pare-chocs bienvenu.

De nos jours, le principal avantage d’un portefeuille obligataire n’est pas tant son rendement que la diversification qu’il apporte à votre avoir.

Dans la formation, je vous indique clairement quelles obligations je vous conseille d’acheter, avec toutes leurs coordonnées:

Faut-il toujours acheter des obligations en 2020?

 

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