Pourquoi il ne faut toujours pas acheter des obligations

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Mise à jour janvier 2024

Quand il s’agit d’acheter des obligations, il en va dans les bourses comme dans la vie réelle.

La peur de rater quelque chose, en anglais Fear Of Missing Out ou encore FOMO en abrégé, nous la retrouvons aussi bien sur les marchés financiers que dans la vie de tous les jours.

Tout d’abord, c’est quoi une obligation?

Lorsqu’une entité telle qu’un État (comme la France), une institution supranationale (comme la Banque mondiale) ou une entreprise (comme Renault) a besoin de fonds, elle peut choisir de lever des capitaux auprès des investisseurs en lançant un emprunt.

L’emprunt génère une créance appelée obligation.

En d’autres termes, si vous décidez de répondre à l’appel lorsque vous décidez d’acheter des obligations, vous devenez créancier de l’entité émettrice de l’obligation.

Pour votre contribution, vous recevez une rémunération appelée intérêt ou coupon.

En général, le coupon est versé annuellement dans la zone euro et semestriellement aux États-Unis.

Si tout se passe bien, vous récupérez votre contribution (après déduction des frais et taxes) à l’échéance de l’obligation, à moins que l’émetteur ne rencontre des difficultés financières.

Toutefois, dans ce cas, les détenteurs d’obligations ont l’avantage d’être en tête de liste des créanciers (devant les actionnaires), ce qui leur permet généralement de récupérer une partie de leur investissement.

Une obligation en bourse est donc un type de titre de créance qui est émis par une entreprise ou une autre entité pour financer ses activités.

Les obligations sont généralement émises pour une période de temps déterminée et sont remboursées à un taux d’intérêt fixe.

Les investisseurs qui décident d’acheter des obligations en bourse sont en fait des prêteurs qui prêtent de l’argent à l’entité émettrice.

En fait, c’est une méthode courante et assez simple pour investir son argent et recevoir des intérêts de façon relativement sûre.

La rémunération d’une obligation est en effet invariable.

Par conséquent, si vous conservez l’obligation jusqu’à son terme, et si l’émetteur ne fait pas défaut, vous recevrez à coup sûr vos intérêts.

Vous pouvez creuser davantage ce sujet et devenir vous aussi un investisseur heureux en vous procurant cette formation que je vous offre gratuitement: cliquez ici.

Qui sont les émetteurs d’une obligation?

Les émetteurs d’obligations sont divers et variés, et sont classés en fonction de leur profil de risque et de rendement, de la durée et de la devise utilisée pour le marché.

Heureusement, ce n’est pas à vous de faire ce travail quand vous envisagez d’acheter des obligations.

Les agences de notation spécialisées telles que Fitch, Standard & Poor’s et Moody’s sont chargées de cette tâche.

Elles évaluent les risques associés aux obligations et leur attribuent une notation.

Plus la notation est élevée, meilleure est la qualité de l’émetteur et plus faible est le risque de crédit, ce qui se traduit généralement par un coupon plus faible. Et vice versa.

Titres (semi)publics.

Les titres de dette émis par les gouvernements de pays occidentaux, les entreprises publiques et les institutions supranationales telles que la Banque mondiale ou la Banque Européenne d’Investissement sont considérés comme les plus sûrs.

Le risque de non-paiement de ces émetteurs pendant la durée de l’obligation est faible.

Entreprises.

Il existe également de nombreuses émissions de titres de dette émis par des entreprises privées, appelées obligations d’entreprise.

Dans ce cas également, la règle générale est que plus une entreprise est financièrement solide, moins le taux d’intérêt est élevé.

Les avantages d’acheter des obligations

  • Une sûreté élevée: les obligations d’emprunteurs de qualité sont des placements prudents qui offrent une garantie de remboursement du capital à l’échéance.
  • Des revenus réguliers: acheter des obligations vous rapporte une rémunération régulière sous forme d’intérêts (appelés aussi coupons) versés chaque année ou semestre.
  • Un cours plus stable: les obligations sont moins sensibles aux fluctuations du marché que les actions et permettent de diversifier votre portefeuille.
  • Une grande flexibilité: vous pouvez acheter des obligations ou les vendre sur le marché secondaire à tout moment, en fonction de vos besoins et de vos objectifs.

Comment acheter une obligation?

Il est possible d’acheter des obligations en utilisant l’un des trois canaux suivants:

1. Le marché obligataire primaire

Tout d’abord, une entreprise peut émettre des obligations sur le marché obligataire primaire afin de lever des fonds auprès des investisseurs.

Ce processus nécessite l’intervention d’une ou plusieurs banques pour placer les obligations auprès des investisseurs.

Bien que ce marché soit généralement réservé aux professionnels, certaines émissions d’obligations peuvent être proposées au grand public à travers une offre publique limitée dans le temps.

2. Le marché obligataire secondaire

Le deuxième canal pour acheter des obligations est le marché obligataire secondaire, où les obligations existantes peuvent être échangées entre investisseurs.

Les banques et les courtiers en ligne proposent de nombreuses obligations à des prix qui dépendent de l’offre et de la demande.

Ce marché est similaire à celui de la bourse, mais il est important de noter que les offres d’obligations et les frais varient considérablement d’une institution financière à l’autre.

3. Les fonds obligataires

Le troisième canal pour acheter des obligations est représenté par les fonds obligataires, qui sont gérés par des professionnels et investissent dans de multiples obligations.

Les fonds obligataires sont proposés par un grand nombre d’intermédiaires financiers.

La situation jusqu’au début 2022

Quand il est apparu que le télétravail devenait la norme, les investisseurs se sont littéralement jetés sur les actions technologiques, spécialisées dans les centres de données, le cloud computing ou la cybersecurité.

Des sociétés comme Zoom, Fiverr, Change ou encore Facedrive ont vu leurs cours atteindre des sommets. Quel qu’en soit le prix à payer, tout le monde a voulu sa part du gâteau.

Cette tendance à stocker a alors été favorisée par les banques centrales, qui ont maintenu leurs taux directeurs à 0% et n’arrêtaient pas d’acheter des obligations massivement.

Résultat: les deux tiers des obligations d’État occidentales ont ainsi offert des taux d’intérêt négatifs.

Et les obligations françaises ou belges n’ont pas été en reste.

Le rendement des obligations d’État à 10 ans a tourné autour des 0%, et a même été parfois même négatif.

Cette situation a fait que les épargnants et les investisseurs ont été de plus en plus nombreux à quitter leur zone de confort et à se tourner vers des actifs plus rémunérateurs et donc plus risqués comme les obligations à haut rendement, et surtout: les actions.

Et là aussi, ils ont été aidés par les banques centrales qui se sont pressées d’acheter des obligations d’entreprises et des actions boursières.

Le résultat de tout cela est potentiellement dangereux, car les conditions peuvent changer plus vite qu’on ne le pense.

Et c’est ce qui s’est passé avec la reprise de l’inflation, et la guerre en Ukraine.

Car beaucoup d’investisseurs ne se rendent pas compte qu’ils détiennent un portefeuille qui pourrait s’avérer plus capricieux que d’habitude.

La faute aux banques centrales

Les grandes responsables des faibles taux d’intérêt ont été les autorités monétaires qui, à chaque crise économique, ont réduit leur taux d’intérêt pour relancer l’investissement des entreprises et la consommation des ménages.

Depuis la récession mondiale de 2009, les banques centrales ont également baissé le loyer de l’argent pour alléger le poids trop lourd de l’endettement public.

Réduire les taux directeurs est aussi un moyen utilisé pour affaiblir sa devise, officiellement pour combattre une inflation trop faible via le renchérissement des importations, mais aussi pour favoriser ses exportations.

Tout cela a amené les taux directeurs à des minimums historiques, entre 0 et 0,25 % aux États-Unis, à 0 dans la zone euro et à -0,10 % au Japon.

Mais des taux nuls n’étaient pas suffisants aux yeux des banques
centrales.

Elles ont en plus massivement injecté des liquidités en
achetant des actifs financiers, entre autres termes, essentiellement acheter des obligations.

Cela a fait chuter les taux d’intérêt sur les marchés obligataires.

Le rendement d’une obligation a changé

En brisant les tabous du taux directeur nul et du financement de la dette publique par de massives injections de liquidités, les banques centrales ont à l’époque ouvert une nouvelle ère, qu’il sera difficile de refermer.

L’endettement mondial a atteint des sommets.

Les finances publiques n’ont jamais été aussi dégradées en temps de paix.

Et maintenant on est en temps de conflit.

Toute hausse importante des taux provoquera une crise de la dette.

C’est au Japon, le pays développé ayant la plus grosse dette publique, que cette nouvelle réalité financière a le plus orienté la politique monétaire.

Pionnière pour sortir des sentiers battus et briser les tabous, la Banque du Japon a toujours comme objectif de maintenir les taux d’intérêt à 10 ans autour de zéro!

La BCE est également soucieuse d’éviter des tensions sur les dettes publiques au sein de la zone euro et a longtemps hésité à intervenir trop fortement pour éviter l’envol des taux.

En juillet 2022 cependant, la BCE a relevé ses taux d’intérêt de 0,5 point de pourcentage, la première hausse de taux depuis 2011.

Une deuxième hausse a suivi en septembre, cette fois de 0,75 point de pourcentage.

Fin octobre 2022, la BCE ajoute encore 0,75%.

Et ce n’était que le début.

Lecture obligatoire pour mieux comprendre:

https://www.lucbrialy.com/les-taux-directeurs-de-la-bce-et-de-la-fed.html

À présent, le taux d’endettement de la France dépasse les 2% sur une période de 10 ans.

obligations

Le graphique ci-dessus illustre l’évolution du taux de rendement d’une obligation française au fil du temps. En fin de compte, il s’agit simplement d’un retour à la normale.

Faut-il acheter des obligations?

Harry Markowitz, lauréat 1990 du prix Nobel d’économie, a un jour affirmé que la diversification était le seul véritable repas gratuit (free lunch) en finance.

Il sous-entendait qu’un portefeuille composé de plusieurs classes d’actifs (telles que des actions et des obligations) offrait un meilleur rapport rendement/risque qu’un portefeuille composé d’une seule de ces classes.

En d’autres termes: 1 + 1 = 3.

Pendant des décennies, cela a été le cas pour les actions et les obligations traditionnelles.

Si une classe progressait, c’était au détriment de l’autre, et vice versa.

Le résultat était un portefeuille au rendement relativement correct, quelle que soit l’orientation des marchés.

En 2022, cela n’était plus nécessairement le cas.

En effet, en 2022, les fonds d’actions internationales ont perdu 8% en moyenne.

Et avec des pertes allant jusqu’à 9% en moyenne, les obligations mondiales ne s’en sont pas mieux sorties.

Les investissements ont tous été dans la même (mauvaise) direction, et un portefeuille qui combine les deux types de produit n’a pas été mieux loti.

Pour de nombreux analystes, le portefeuille classique composé de 60% d’actions et de 40% d’obligations avait fait son temps !

Donc la question se pose vraiment: faut-il acheter des obligations?

Les investisseurs qui recherchent un portefeuille bien diversifié, garni à la fois d’actions et d’obligations, peuvent à présent se féliciter, eux qui se désolaient l’an dernier des baisses simultanées des actions ET des obligations dans leur portefeuille.

Avec le retour des taux à la normale, ils peuvent compter sur le traditionnel effet amortisseur des obligations, qui permet non seulement de limiter les fluctuations du portefeuille, mais pourrait aussi rétablir le traditionnel système des vases communicants (les actions et les obligations évoluant souvent en sens opposés).

De quoi réjouir les nombreux détenteurs de fonds mixtes.

‘Ne vous emballez pas!
Restez sélectifs et achetez uniquement les placements avec lesquels vous vous sentez à l’aise.’

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Quelles obligations acheter?

Un portefeuille diversifié devrait ainsi comprendre en théorie des actifs risqués (des actions et/ou des fonds d’actions), des actifs moins risqués (des obligations et/ou des fonds obligataires) et des liquidités (compte d’épargne).

Lorsque les marchés boursiers s’envolent, les actions gonflent le rendement de votre portefeuille.

Et lorsque les Bourses sont secouées, acheter des obligations, dont le cours évolue de façon moins sensible, voire différemment de celui des actions, fait office de matelas de sécurité.

Un portefeuille diversifié en actions et en obligations est donc un outil efficace pour obtenir par tous temps un bon rendement à long terme, sans prise de risque excessive.

Donc, à la question de savoir quelles obligations acheter, il faut toujours rester très sélectif pour acheter des obligations en ce moment.

Quand faut-il acheter des obligations?

Il n’y a pas de règle universelle pour savoir quand acheter des obligations, car cela dépend de votre profil de risque, de vos objectifs et de la situation du marché.

En général, les obligations sont considérées comme moins risquées que les actions, mais elles offrent aussi un rendement potentiel plus faible.

Les obligations peuvent être intéressantes pour diversifier votre portefeuille, protéger votre capital ou générer des revenus réguliers.

Toutefois, il faut être attentif à certains facteurs qui peuvent influencer la rentabilité et le risque des obligations, tels que :

  • Le taux d’intérêt: plus il est élevé, plus l’obligation est attractive, mais plus le risque de défaut de l’émetteur est élevé aussi.
  • La durée: plus l’obligation est longue, plus elle est sensible aux variations du taux d’intérêt. Si le taux d’intérêt augmente, le prix de l’obligation baisse et inversement.
  • La notation: c’est une évaluation de la solvabilité de l’émetteur faite par des agences spécialisées. Plus la notation est élevée, plus l’obligation est sûre, mais moins elle offre un rendement élevé.

Ainsi, il peut être judicieux d’acheter des obligations lorsque:

  • Vous cherchez à préserver votre capital ou à obtenir des revenus fixes.
  • Vous anticipez une baisse du taux d’intérêt ou une stabilité du marché.
  • Vous sélectionnez des obligations de bonne qualité et adaptées à votre horizon d’investissement.

En revanche, il peut être déconseillé d’acheter des obligations lorsque:

  • Vous cherchez à maximiser votre rendement ou à profiter de la croissance du marché.
  • Vous anticipez une hausse du taux d’intérêt ou une forte volatilité du marché.
  • Vous prenez trop de risque en achetant des obligations spéculatives ou trop longues.

Si les intérêts des obligations ont pu s’élever souvent à plus de 3% en 2023, l’investissement en actions boursières peut rapporter plus de 10% par an en moyenne sur le long terme.

Alors, quand acheter des obligations?

Avec les taux proposés actuellement, il y a deux raisons valables d’acheter des obligations qui viennent à l’esprit:

  1. La première est lorsque vous avez un projet à court terme, tel que l’achat d’une voiture, le paiement d’un acompte pour acheter votre maison ou réunir les fonds pour la fête de votre mariage.
  2. La seconde est lorsque vous souhaitez accroître votre fonds d’urgence. Un fonds obligataire peut être une excellente option pour augmenter votre épargne de précaution tout en minimisant les risques.

Il faut cependant se rendre compte que dans ces 2 cas, le livret d’épargne offre un taux comparable et est défiscalisé.

Ce choix est toujours un pari sur l’avenir.

Acheter des obligations pour équilibrer votre portefeuille?

Beaucoup d’investisseurs ont pu à nouveau respirer.

Ils n’ont plus eu besoin de prendre trop de risques sur les actions pour obtenir un rendement acceptable.

Les nouvelles ont en effet été bonnes pour les amateurs d’obligations et de fonds obligataires.

Après une année 2022 absolument désastreuse, 2023  a été meilleur pour les investissements à revenu fixe.

Acheter des obligations peut donc être à nouveau intéressant

Autour de 4,3% pour le taux américain à 10 ans, et proche de 2,7% pour son équivalent allemand, les taux obligataires ont atteint des niveaux inédits depuis de nombreuses années.

Au plus haut depuis plus de 15 ans, l’écart entre les rendements offerts par l’obligataire américain et les marchés d’actions ouvre de nouvelles perspectives pour l’investisseur.

L’offre et la demande

La loi de l’offre et de la demande est pour beaucoup dans la flambée obligataire.

Côté offre, les émissions de dette sont abondantes.

Nombre de pays du G7 continuent d’afficher d’énormes déficits budgétaires et sont sur des trajectoires de dette peu recommandables.

Cela a d’ailleurs poussé l’agence de notation Fitch à priver la dette américaine de sa note AAA.

Or, toute cette dette doit être financée.

Les émissions se succèdent donc à bon rythme, et les montants ont été plus intéressants que par le passé.

Parallèlement, la demande est en berne.

Il y a d’abord le fait que la plupart des banques centrales se séparent de leurs énormes stocks de dette.

Les émetteurs doivent donc trouver d’autres preneurs.

Mais les liquidités sont moins disponibles que par le passé, et plus chères.

En même temps, l’inflation élevée a pesé sur le pouvoir d’achat des ménages, ce qui les a incité à puiser dans leur épargne.

La géopolitique pèse aussi: suite au gel des avoirs de dette américaine détenus par la Russie, d’autres clients traditionnels, comme la Chine ou l’Arabie saoudite, sont moins présents.

Face à ce scénario, le Trésor américain est forcé de revoir à la hausse les rendements qu’il offre.

Les marchés s’adaptent, naturellement.

Et comme la dette américaine est l’actif de référence face auquel sont calculés les prix de la dette du monde entier, cette hausse a des répercussions partout.

Un objectif d’inflation à revoir?

Mais d’autres facteurs ont expliqué la hausse des taux.

D’abord, les marchés commencaient à se dire qu’au vu de l’inflation persistante, les taux directeurs risquent de rester élevés plus longtemps.

Ensuite, s’il est certain que les banques centrales feront tout pour ramener l’inflation vers des niveaux pas trop élevés, on peut se demander si un objectif de 2% est encore envisageable à moyen et long terme.

À en croire nos leaders, nous serons ces prochaines décennies en pleine transition énergétique, ce qui, à court terme du moins, ne devrait
pas calmer la progression des prix.

À un moment donné, il faudra se demander si l’objectif d’inflation de 2% est réaliste et si les mesures nécessaires pour y parvenir sont justifiées.

Ici et là, des voix s’élèvent pour défendre un objectif moins contraignant, de l’ordre de 3%.

Mais un tel changement serait lourd de conséquences pour les marchés obligataires, menant à des taux durablement plus élevés.

Voilà qui inquiète forcément les investisseurs.

L’obligataire est donc revenu en force.

Quelles qu’en soient les raisons, les taux offerts par l’obligataire américain dépassent largement l’inflation en Europe et sont donc positifs en termes réels.

Tout aussi important pour les investisseurs: leur rendement est a été bien plus élevé que le dividende offert par les actions américaines dans leur ensemble, et il faut remonter aux années qui ont précédé la crise financière de 2008-2009 pour retrouver un tel écart.

La normalisation tant attendue des marchés obligataires s’est donc réalisée.

Voici pourquoi vous pouvez toujours acheter des obligations

1. Les rendements des obligations sont encore élevés en raison de la hausse des taux directeurs des banques centrales.

2. Les obligations existantes se négocient à des cours intéressants, inférieurs à leur valeur de remboursement à l’échéance.

3. Les pics d’inflation mondiaux sont probablement derrière nous, ce qui réduit la probabilité que les banques centrales relèvent encore leurs taux directeurs.

4. La situation financière des émetteurs est bonne, avec des probabilités de défaut faibles pour les obligations à haut rendement.

5. La demande pour acheter des obligations est forte, soutenue par les investisseurs professionnels et les compagnies d’assurance qui cherchent à respecter leurs engagements auprès de leurs clients.

Acheter des obligations convient bien à certains investisseurs, car elles offrent une diversification supplémentaire par rapport aux actions.

Je vous suggère cependant de choisir des durées plus longues pour acheter des obligations.

En effet, en choisissant des obligations de longue durée, vous fixerez votre taux d’intérêt au niveau actuel pendant plusieurs années, ce qui vous assurera un rendement constant et régulier.

Par contre, si vous choisissez des obligations de courte durée, vous devrez réinvestir votre capital à un taux plus bas plus vite, ce qui diminuera votre rendement.

Par exemple, si vous achetez des obligations à 10 ans qui offre un taux de 2,5%, vous recevrez ce taux pendant 10 ans, quelle que soit l’évolution du marché.

Mais si vous achetez des obligations à 2 ans qui offre un taux de 3,5%, vous devrez la vendre dans 2 ans, et réinvestir votre argent dans une autre obligation, qui offrira sans doute un taux plus bas, par exemple 3%.

Vous aurez donc perdu 0,5 point de pourcentage de rendement.

Enfin, dans le cadre d’un portefeuille diversifié, je vous recommande d’également acheter des obligations étrangères, qui peuvent offrir des taux d’intérêt plus hauts que les obligations en euro, et donc des rendements plus intéressants.

C’est notamment le cas des obligations en dollar américain, qui profitent de la robustesse de l’économie américaine, de la politique monétaire plus flexible de la Réserve Fédérale (Fed) et de la faiblesse du dollar par rapport à l’euro.

Les obligations en dollar américain offraient fin 2023 un taux de 4,2% à 10 ans, ce qui représente un écart de 1,7 point de pourcentage avec les obligations en euro à la même échéance.

Toutefois, il faut prendre en compte le risque de change, qui peut influencer la performance des obligations étrangères.

Si le dollar se renforce par rapport à l’euro, vous gagnerez en plus du rendement de l’obligation, la différence de change.

Mais si le dollar s’affaiblit, vous perdrez une partie de votre rendement, voire plus.

Il est donc important de diversifier votre portefeuille différentes devises, et de couvrir le risque de change si nécessaire.

Pour les investisseurs privés, il est finalement préférable d’acheter des obligations via des fonds obligataires spécialisés (ETF) pour bénéficier d’une gamme plus large d’obligations.

Quelles obligations acheter maintenant?

Quant à savoir quelles obligations acheter, il y a deux raisons principales pour lesquelles je préfère utiliser des ETF pour acheter des obligations.

Tout d’abord, acheter des obligations de certains émetteurs intéressants est très difficile, voire impossible, pour les investisseurs.

Les émissions en yuan chinois ou en yen japonais en sont un exemple.

Deuxièmement, il est vital de répartir les risques, même dans une catégorie donnée.

Bien qu’il soit possible par exemple d’acheter des obligations individuelles à haut rendement directement, l’utilisation d’un fonds de placement spécialisé permettra une répartition du risque sur plusieurs dizaines voire centaines d’émetteurs différents au sein de cette même catégorie.

Que faire alors pour acheter des obligations?

Rassurez-vous, j’ai la solution!

Dans ma formation Comment constituer votre portefeuille boursier, j’explique pourquoi il faut donc acheter des obligations, non seulement pour le rendement, mais aussi pour leur sécurité, leur quasi-absence de risque.

Certaines obligations offrent un rendement acceptable, tout en présentant un risque minimum.

Même si les taux d’intérêt sont en hausse (mais pas encore très élevés), acheter des obligations est donc un intéressant instrument de diversification pour certains profils d’investisseurs.

Comme les marchés boursiers sont devenus plus volatils, elles constituent un pare-chocs bienvenu.

De nos jours, le principal avantage d’un portefeuille obligataire en dehors de son rendement, est la diversification qu’il apporte à votre avoir.

Dans la formation, je vous indique clairement comment acheter des obligations, et lesquelles, avec toutes leurs coordonnées:

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Vos commentaires

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4 Commentaires

  1. Bonjour,
    Que pensez-vous des obligations indexées sur l’inflation pour se protéger de l’inflation actuellement ?
    Merci

    Réponse
    • Les obligations indexées sont plus intéressantes que les obligations classiques lorsqu’au moment où on les achète l’inflation réelle pendant leur durée de vie est supérieure au point d’équilibre d’inflation. Lorsque cette inflation réelle est plus faible, il est préférable d’opter pour les obligations classiques car elles offrent un coupon plus élevé au départ.
      Tout est donc une question de probabilité.
      Pour le moment, j’estime que la probabilité de voir l’inflation chuter est plus élevée que d’augmenter encore plus à moyen et long terme.
      Jusqu’à peu, les performances des obligations indexées sur l’inflation ont été moins mauvaises que celles des obligations classiques.
      Mais aujourd’hui elles sont devenues trop chères.
      Je vous conseille de ne pas en acheter et de les vendre si vous en avez.

      Réponse
  2. Sur mon PEA il me reste environ 1000€ de liquidités que je voudrais investir en obligations, mais lesquelles ?

    Réponse

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