investir au japon

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Pourquoi investir au Japon?

Investir au Japon est une excellente idée, et certainement en période de crise.

La guerre en Ukraine fragilise l’économie nippone, et même le statut de valeur refuge du yen.

Les actifs japonais restent toutefois intéressants, car les actions japonaises offrent un rendement intéressant tout en présentant une faible volatilité.

En période de crise, la devise nippone s’apprécie car les investisseurs japonais rapatrient leur argent dans l’archipel.

Le Japon dispose de suffisamment d’atouts pour attirer les investisseurs.

Son marché des actions est tentant et l’offre en fonds intéressante.

Pour l’investisseur, les actifs japonais méritent une place privilégiée dans un portefeuille diversifié.

Avant de poursuivre, je vous conseille tout d’abord de bien comprendre tous les tenants et aboutissements d’un bon placement en vous procurant cette formation que je vous offre gratuitement: cliquez ici.

Stabilité politique: comprendre le passé pour appréhender le futur

Shinzo Abe a annoncé le 28 août 2020 sa démission pour raison de santé.

Lors de ses huit années à la tête du Japon, Abe a mis en œuvre une politique inédite qui a sorti le pays du marasme.

Sa longévité exceptionnelle comme Premier Ministre a permis à Shinzo Abe d’inscrire son action sur le long terme.

Solidement installé à la tête du Japon et jouissant d’une forte popularité, il a pu mener une politique en dehors des sentiers battus qu’on a appelée ‘Abenomics’.

Shinzo Abe a d’abord forcé la main aux autorités monétaires pour qu’elles affaiblissent le yen et rendent le crédit bon marché.

Avec des taux d’intérêt à 10 ans proches de zéro, Shinzo Abe a pu mener une politique budgétaire très souple.

L’explosion des dépenses publiques n’a que très partiellement été compensée par deux hausses de la TVA.

Le Premier ministre a enfin entrepris certaines réformes notamment pour redynamiser un marché du travail en pénurie de main d’œuvre.

Un bilan contrasté pour investir au Japon

Le principal reproche que l’on peut faire à la politique de Shinzo Abe est la frilosité des réformes.

Fondamentalement, la structure de l’économie japonaise ne s’est pas beaucoup améliorée.

Aucune politique n’a ainsi pu enrailler le rapide déclin démographique.

Si rien ne change, le pays perdra le tiers de ses habitants d’ici 40 ans.

Le gouvernement Abe a néanmoins discrètement ouvert les portes de l’immigration, malgré l’hostilité de la population.

Certaines politiques ont aussi favorisé le travail des femmes, auparavant très peu insérées dans le marché du travail.

Au niveau budgétaire, la promesse d’un assainissement des finances publiques n’a pas été tenue.

La dette publique est à un niveau record de 240% du PIB.

Mais cela ne pose aucun problème grâce à la politique monétaire.

Cette dernière est la plus grande réussite des années Abe.

En plus de financer sans peine la dette publique, la baisse des taux a provoqué une salutaire dépréciation du yen, ce qui a redynamisé le secteur exportateur et sorti l’économie de sa léthargie.

La multiplication des plans de relance et des investissements massifs dans les infrastructures ont aussi contribué à sortir le pays de l’ornière conjoncturelle.

Retour du Japon sur la carte du monde

Redorer l’image du pays est l’autre grande victoire de Shinzo Abe.

Avant son arrivée au pouvoir, le Japon était perçu comme un ancien champion économique qui n’arrivait pas à se remettre de l’éclatement de la bulle financière de la fin des années 80.

Déflation, récession et instabilité politique ont fini par ternir l’image du pays auprès des investisseurs qui désiraient investir au Japon.

Heureusement, cela a changé. 

À la suite de l’assouplissement monétaire qui a mis fin au marasme financier, la valeur de la Bourse de Tokyo a doublé entre 2012 et 2015.

Mis à part le vieillissement de sa population et ses lacunes macro-économiques, le Japon recèle de réelles opportunités pour celui qui désire investir au Japon.

Les entreprises japonaises sont bien positionnées dans l’Asie émergente en forte croissance.

Elles sont aussi parmi les meilleures au monde au niveau de la qualité des produits, de la technologie et de la productivité des travailleurs.

Elles sont enfin bien positionnées dans de nombreux secteurs à haut potentiel comme la robotique.

L’économie japonaise a toutefois un problème de demande domestique à cause de son déclin démographique et son économie est très dépendante du commerce international.

‘Sur le plan économique, tout indique que le Japon va poursuivre sur les voies de la modernisation des processus de production et de la croissance de la productivité.

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Pas de surprise au Japon

Lorsque l’emblématique Shinzo Abe a annoncé en 2020 qu’il démissionnerait de son poste de Premier Ministre japonais pour des raisons de santé, cela a frappé comme une bombe.

Il a été le leader incontesté du Japon et le plus haut dirigeant de son parti libéral-démocrate LDP pendant près de huit ans.

Un successeur n’était pas immédiatement prêt.

Les continuités ne sont pas moins apparentes en matière de politique économique, où les Abenomics perdurent en tout sauf en nom.

La personne nommée par Abe, Haruhiko Kuroda, est d’abord restée à la tête de la Banque du Japon jusqu’au début 2023), et les politiques d’assouplissement monétaire non conventionnelles lancées pendant le mandat d’Abe sont restées en place malgré la pression sur le yen.

Il a mené une politique monétaire ultra-accommodante pendant dix ans pour soutenir la croissance et lutter contre la déflation.

Kazuo Ueda, un professeur d’économie formé au MIT de Boston, a pris à son tour la tête de la Banque du Japon à partir du 9 avril 2023.

Ueda devra relever plusieurs défis, comme la sortie progressive des mesures de soutien exceptionnelles, la gestion des conséquences de la pandémie de Covid-19, et la coordination avec le gouvernement et les autres banques centrales.

Il devra aussi faire face à la pression des marchés financiers, qui attendent de lui qu’il maintienne la crédibilité et l’indépendance de la Banque du Japon.

Ueda est considéré comme un expert reconnu de la politique monétaire, mais aussi comme un novateur capable d’apporter des idées nouvelles.

Certains espèrent qu’il subira moins l’influence de la haute administration que son prédécesseur, qui était issu de ses rangs.

La flexibilité budgétaire, le terme de l’ère Abe pour la relance budgétaire à court terme et la consolidation à moyen et long terme, reste la position du gouvernement du successeur actuel d’Abe, Fumio Kishida. 

Et Kishida a continué à utiliser des politiques industrielles d’un nouveau style pour promouvoir la croissance dans les secteurs de haute technologie.

Alors que Kishida a laissé entendre que son nouveau capitalisme pourrait être plus axé sur la redistribution que les Abenomics, jusqu’à présent, il a semblé pratiquement identique aux Abenomics.

Peut-être qu’avec le temps, à mesure que de nouveaux défis émergeront au Japon, les dirigeants s’éloigneront des cadres politiques d’Abe.

Les conséquences de la guerre de la Russie en Ukraine obligent peut-être déjà le gouvernement de Kishida à penser différemment la sécurité énergétique et économique.

Le choix par Kishida d’un successeur au poste de gouverneur de la Banque du Japon comme Kazuo Ueda déterminera si les politiques d’assouplissement de l’ère Abe se poursuivront.

Mais le souvenir des succès d’Abe – sans parler de la pression continue de ses acolytes – rendra difficile pour Kishida et les futurs premiers ministres de changer de cap.

Après tout, les lieutenants d’Abe et les jeunes législateurs dont il a propulsé la carrière resteront à des postes importants pour les années à venir, défendant son héritage et pressant d’achever le travail laissé inachevé.

Dans un avenir prévisible, il ne restera donc aucune alternative à Abe.

‘Investir au Japon vous mettra en première ligne pour tirer parti du redémarrage de l’économie mondiale.’

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Le Japon s’est remis de la crise du coronavirus

investir au Japon

Le Japon est un des premiers pays, après la Chine, à avoir été touché par le coronavirus.

C’était fin janvier 2020.

Au Japon, les cas de Covid-19 ont flambé durant les Jeux Olympiques de 2021, 46 % seulement de la population étant vaccinée à ce moment là.

L’été 2021 été terne et chahuté dans l’Archipel nippon.

Début septembre 2021, un an après sa prise de fonction après la démission d’Abe, le Premier Ministre Y. Suga, devenu entretemps impopulaire, décide de ne pas se présenter pour un second mandat.

L’opinion publique ne lui a pas pardonné son soutien inconditionnel aux Jeux Olympiques, dont la tenue a été d’autant plus mal vécue que le rebond épidémique a obligé les autorités à décréter un nouvel état d’urgence.

La reprise économique n’a pas résisté au retour des restrictions, qui ont déprimé la consommation.

Les problèmes d’approvisionnement ont aussi durement affecté la production manufacturière.

Même s’il est séparé de l’Ukraine par 8.000 kms, le pays n’est pas épargné par les conséquences de la guerre.

En cause?

Sa grande dépendance énergétique, faute de ressources naturelles suffisantes.

Une facture énergétique indigeste?

Avant l’accident de Fukushima de 2011, 54 réacteurs nucléaires fournissaient 30% de l’électricité du pays.

Mais aujourd’hui, avec seulement 10 réacteurs en activité, la filière nucléaire ne produit plus que 5% de l’électricité consommée.

Ce sont les centrales au gaz et au charbon qui ont pris le relais.

Résultat, le Japon importe près de 90% de ses besoins énergétiques.

La flambée des prix actuelle risque de définitivement faire plonger dans le rouge une balance commerciale déjà rarement en surplus.

L’approvisionnement en électricité est également menacé par la guerre, le Japon important massivement de Russie le charbon et le gaz dont il a besoin.

Sous la pression de ses partenaires occidentaux, le Japon a accepté de réduire peu à peu ses importations, mais cela risque de fragiliser la production d’électricité déjà précaire du pays.

Pour éviter des coupures de courant à grande échelle, les autorités ont demandé à la population de réduire sa consommation d’au moins 10%.

Sans le charbon russe, il n’est pas certain que la discipline collective soit suffisante pour éviter les pénuries d’électricité.

Ce serait un nouveau coup dur pour l’économie du pays.

Un statut (temporairement) remis en cause

La dégradation économique et financière du pays se traduit par un net recul du yen.

Valeur du yen Valeur du yen

Habituellement, le yen est pourtant une valeur refuge, les Japonais rapatriant par sécurité leurs avoirs de l’étranger en temps de crise.

Mais aujourd’hui, ils privilégient une autre valeur refuge, la dette américaine.

Avec la Banque du Japon qui intervient pour garder un loyer de l’argent autour de zéro, et une Fed américaine qui normalise sa politique à marche forcée, la dette américaine offre désormais 2,5% de plus que la dette nippone.

Il faut toutefois savoir que l’affaiblissement du yen est bien accueilli par les autorités japonaises, qui tentent depuis des années d’attiser les pressions inflationnistes.

Avec une devise faible qui renchérit les importations, ils espéraient que l’inflation atteigne enfin l’objectif de 2%.

La crise mondiale a exaucé leur voeu.

Et en effet, l’inflation moyenne a ainsi atteint les 3 à 4% en 2022, mais avec des pointes pour les produits alimentaires qui, eux, affichent des hausses de prix de 15% pour le pain ou encore 36% pour l’huile. 

Et de même pour les produits énergétiques: le gaz et l’électricité ont respectivement augmenté de 20% et 21%.

Les Japonais sont donc confrontés à une situation très difficile, car non seulement ils doivent faire face à une inflation galopante et à une stagnation des revenus, mais en plus leur monnaie a chuté à un niveau historiquement bas, inédit depuis vingt-quatre ans.

En six mois, elle a perdu 20% de sa valeur face au dollar.

Conséquence: les Japonais paient très cher tous les produits importés, ce qui est un véritable problème dans ce pays qui dépend à 60% de l’étranger pour se nourrir.

Changement dans la continuité

Pour relancer l’économie, la nouvelle équipe gouvernementale augmentera les dépenses publiques.

Ce plan de relance budgétaire comporte des vieilles recettes (investissement en infrastructures), mais aussi des nouvelles, destinées à réduire les inégalités.

Maillon faible de l’économie, la consommation des ménages est particulièrement visée.

Une allocation de 100.000 yen (770 EUR) sera versée aux ménages les plus pauvres, aux étudiants en difficultés financières ou aux enfants des familles moins aisées.

L’État veut aussi revaloriser les salaires publics et inciter le secteur privé à relever la rémunération des employés.

La sécurité économique, autre pilier de l’action du nouveau gouvernement, passe, elle, par un renforcement des dépenses de recherche dans les technologies de pointe.

Des aides encourageront aussi les investissements pour rendre la chaîne d’approvisionnement plus résiliente.

La fin d’une époque

La politique monétaire extrêmement accommodante et l’affaiblissement du yen a favorisé les exportations et surtout, mécaniquement gonflé les bénéfices réalisés à l’étranger, une fois ceux-ci convertis en yen.

Mais aujourd’hui, ces avantages sont faibles par rapport aux effets négatifs.

Les entreprises japonaises ont délocalisé à l’étranger la production de produits à faible valeur ajoutée, et un yen faible n’est plus indispensable.

Au contraire, il renchérit le prix des importations et fait exploser les coûts de production.

Par ailleurs, en distribuant massivement et gratuitement l’argent, la Banque du Japon maintient en vie des entreprises zombies sans avenir, qui accaparent des parts de marché et de la main-d’œuvre, au détriment de sociétés d’avenir innovantes.

Cela pénalise la productivité et le dynamisme économique.

Changements en douceur?

Malgré une inflation à 3-4%, la Banque du Japon a gardé son taux directeur autour de 0%.

Elle achète aussi massivement la dette publique pour maintenir les taux à 10 ans autour de zéro.

Mais cela crée des tensions financières et économiques.

Petit à petit, Kazuo Ueda a donc apporté une nouvelle orientation à la politique monétaire.

Auparavant, la banque centrale intervenait de manière considérable sur le marché obligataire pour maintenir le taux à 10 ans proche de zéro.

Aujourd’hui, elle laisse de plus en plus les forces du marché agir, se contentant de limiter la hausse du coût de l’argent pour éviter une augmentation excessive.

Cette prudence est essentielle pour éviter un bouleversement sur le marché obligataire, tant au Japon, où la dette publique représente 260% du PIB, qu’au niveau mondial, où les Japonais sont des acteurs majeurs du marché obligataire.

La prochaine étape devrait être une augmentation du taux directeur, ce qui soutiendra la valeur du yen.

Ce sera un processus long, pour éviter aux détenteurs obligataires de subir de fortes moins-values, et pour permettre aux emprunteurs de s’adapter à la fin de l’argent gratuit.

C’est d’autant plus important que la dette publique est gigantesque, à plus de 260% du PIB.

La perspective d’une baisse des achats d’obligations publiques par la banque centrale n’annonce pourtant pas une crise financière.

La dette publique est quasi entièrement financée par des acteurs locaux: la banque centrale, mais aussi les fonds de pension et les banques, qui y placent l’argent que les Japonais leur confient massivement.

C’est le paradoxe: le Japon est endetté comme nul autre, mais il est très riche.

C’est même le plus grand créancier vis-à-vis du reste du monde.

Même sans l’intervention de la banque centrale, la hausse des taux sera contenue.

Mesures de relance

Des augmentations de salaires sont en vue pour relancer la demande intérieure et dynamiser l’économie.

Au Japon, les entreprises font face à des pénuries de main-d’œuvre et cherchent à attirer des talents étrangers, ce qui les pousse à être plus généreuses envers leurs employés.

Entretemps, le pouvoir d’achat des ménages continuera d’être érodé par l’inflation et l’activité économique risque de stagner.

C’est pourquoi le gouvernement a élaboré un plan d’aide de plus de 100 milliards EUR pour les ménages, comprenant des baisses d’impôts, des aides directes aux revenus modestes et des mesures pour réduire le prix de l’énergie.

Le gouvernement encouragera également les entreprises à augmenter les salaires, ce qui enclencherait une spirale prix/salaire et mettrait fin définitivement à la déflation au Japon, permettant à l’économie d’entrer dans une nouvelle dynamique.

Des actifs incontournables

Le yen n’a jamais été aussi faible depuis 1990.

Aujourd’hui, la dette américaine à 10 ans offre des taux d’intérêt 4% plus élevés que celle du Japon, contre moins de 1% auparavant.

Entre les obligations en dollar et celles en yen, le choix est vite fait.

Cependant, si un yen faible était un avantage pour le Japon au début des années 90, c’est désormais un inconvénient.

En 1990, le secteur manufacturier réalisait 95% de son chiffre d’affaires au Japon et un yen faible aidait à vendre plus facilement à l’étranger. Aujourd’hui, ce chiffre est inférieur à 75%.

Les usines japonaises sont également fortement intégrées dans les chaînes de production mondiales.

Plus encore qu’il y a 30 ans, le secteur manufacturier nippon importe massivement des produits intermédiaires. Et un yen faible augmente considérablement le prix de ces importations.

De plus, le yen faible a provoqué un phénomène rare au Japon: une forte hausse des prix.

La fin de la politique monétaire extrêmement accommodante du Japon ne provoquera pas une crise financière.

Elle redonnera en revanche des couleurs au yen, aujourd’hui fort sous-évalué, et lui permettra de retrouver son rôle de valeur refuge, perdu ces derniers temps à cause de l’immobilisme de la Banque du Japon.

Réduisant le risque global d’un portefeuille et laissant espérer un important gain de change, la dette japonaise est incontournable.

Voici donc ce qui me pousse à vous conseiller d’investir au Japon

1- Le Japon est le pays de l’innovation

À l’exception de la Corée du Sud, aucun pays n’investit autant en recherche et développement par rapport à son PIB.

La robotisation et l’automatisation sont des mots clés dans ce pays où il y a quasiment plein emploi et où la population est relativement âgée.

Sur le plan économique, tout indique que le Japon va poursuivre sur les voies de la modernisation des processus de production et de la croissance de la productivité.

Ces facteurs devraient rendre les entreprises japonaises plus compétitives (encore), soutenir leurs bénéfices futurs et renforcer toujours plus le succès du ‘Made in Japan’, facteur-clé pour investir au Japon.

2- La nouvelle culture d’entreprise propre au Japon s’affirme sans cesse davantage

Des pas de géant ont été accomplis dans le domaine de la bonne gouvernance.

L’ex-Premier ministre Abe en avait fait un des thèmes centraux de sa politique.

Il y a aujourd’hui dans les entreprises japonaises plus d’administrateurs indépendants que jamais, les nominations politiques se raréfient, la corruption fait l’objet de poursuites comme jamais, l’accent est mis sans cesse davantage sur la productivité et la création de valeur pour les propriétaires d’actions japonaises (allo, les amateurs de dividendes ?), etc.

Pour rappel, dans les années 80 et 90, la rentabilité des entreprises japonaises était nettement inférieure à celle des entreprises américaines et européennes.

Hélas pour nous ce passé est révolu, mais ceux qui vont investir au Japon peuvent en tirer parti.

3- La banque centrale japonaise (BoJ) achète massivement des actions

Elle opère via des ETF-trackers: 58 milliards de yens ont ainsi été investis en Bourse de Tokyo depuis le début de 2020, si bien que la BoJ détient à ce jour plus de 5% des actions japonaises.

Elle achète encore, moins qu’avant toutefois, mais ces achats sont compensés par le regain de fièvre acheteuse qui a saisi les fonds de pension privés japonais, lesquels, étonnamment, avaient sous-investi en actions japonaises.

Tout cela constitue d’importants matelas de sécurité pour investir au Japon.

4- Les actions japonaises sont sous-évaluées

Leur prix moyen correspond à 1,2 fois leur valeur comptable (en Europe c’est 1,7 fois et aux Etats-Unis 3,9 fois) et à 16 fois leur bénéfice futur (la moyenne mondiale est de 21 fois).

Investir au Japon est donc intéressant car la Bourse de Tokyo une des plateformes boursières les moins chères du clan occidental.

Sans compter que comme en témoignent leurs bilans les sociétés japonaises disposent ensemble de l’équivalent de quelque 4.300 milliards d’euros en cash.

Elles ont donc de quoi voir venir.

Un vent de changement

Investir au Japon a longtemps été considéré sans attrait, sans potentiel de croissance et peu rémunérateur pour les investisseurs.

La gouvernance des entreprises était médiocre et tout était fait pour brider le pouvoir des actionnaires minoritaires.

Mais la donne a changé depuis quelques années grâce aux actions des autorités (nomination de véritables administrateurs indépendants, publication de plans stratégiques pour valoriser leur activité…).

Ces avancées ont attiré l’attention des investisseurs étrangers, qui se ruent désormais pour investir au Japon.

Yen et commerce mondial

L’arrivée massive d’investisseurs étrangers a fait grimper la Bourse de Tokyo de 27% en 2022.

Après conversion en euro, la progression n’est plus que de 15%, car le yen s’est nettement dévalué.

Mais c’est justement cette dépréciation qui explique, en partie, la bonne tenue boursière. Le yen faible stimule les exportations, et surtout il augmente automatiquement les profits en yen réalisés à l’étranger.

Ceux-ci ne sont toutefois pas uniquement dûs au yen faible, loin de là. Pour faire face au manque de main-d’œuvre et éviter les barrières commerciales, les entreprises japonaises ont largement délocalisé leurs usines, notamment en Asie. Elles bénéficient aujourd’hui pleinement de cette position avantageuse dans la région la plus dynamique sur le plan économique et des échanges de biens.

Investir au Japon profite aussi de facteurs favorables au niveau national. Les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis ont souligné la nécessité d’une certaine indépendance économique. Cela a encouragé le renouveau sur le sol national de secteurs stratégiques, comme les semi-conducteurs.

Enfin, le retour de l’inflation a permis aux entreprises d’augmenter les prix de vente pour améliorer leurs marges, sans froisser les consommateurs.

Vers la normalisation

Pendant plus de 20 ans, l’économie a pâti de l’absence de pressions inflationnistes.

Cela a plombé la demande intérieure et enrayé tous les mécanismes économiques.

Mais avec une inflation supérieure à l’objectif officiel de 2% depuis une longue période à présent, cette longue période déflationniste est aujourd’hui terminée.

Et cela change tout pour investir au Japon.

Pouvant augmenter leurs prix sans faire fuir les clients, les entreprises améliorent leur rentabilité, ce qui les pousse à être plus généreuses avec les actionnaires et leurs employés. Stable pendant des décennies, le salaire réel des travailleurs est ainsi en hausse depuis 20 mois. Cela devrait booster la demande intérieure et déclencher une nouvelle dynamique économique.

Avec le retour durable d’une inflation positive, la Banque du Japon sortira de sa politique monétaire exceptionnelle qui maintenait les taux proches de zéro. La hausse des taux fera disparaître les entreprises zombies, peu productives, pas innovantes mais qui accaparent des parts de marché au détriment des sociétés d’avenir.

Augmentation des taux directeurs

La décision de la Banque du Japon d’augmenter ses taux directeurs début 2024 marque un tournant significatif.

Pour la première fois depuis 2007, le pays sort de sa longue période de taux d’intérêt négatifs.

Mais quelles sont les implications pour la Bourse de Tokyo, le marché obligataire et le yen?

La hausse des taux, bien que modeste (passant de -0,1% à 0%), revêt une importance symbolique. Après des décennies de lutte contre la déflation, Tokyo affirme désormais sa capacité à maintenir l’inflation proche de son objectif de 2%. Cette mesure met fin à une période de politique monétaire innovante qui a débuté après l’éclatement de la bulle spéculative en 1990. Le Japon a été un laboratoire monétaire, mais aujourd’hui, la Banque du Japon cherche à retrouver une certaine normalité. En plus de la fin des taux négatifs, elle annonce la cessation des achats d’ETF d’actions et l’abandon du contrôle de la courbe des taux ainsi que du plafond pour le taux sur la dette souveraine à 10 ans.

Cependant, maintenir l’inflation près de ses objectifs n’est pas sans défis. Alors que l’inflation baisse dans de nombreux pays, la Banque du Japon devra-t-elle relever ce défi durablement?

Sur le plan intérieur, les nouvelles ne sont pas toutes positives.

Bien que le principal syndicat ait obtenu une hausse inédite de 5% des salaires en 2024, cela ne compense qu’en partie le pouvoir d’achat perdu.

Pendant plus de 10 ans, les salaires japonais ont progressé moins rapidement qu’en Occident, impactant le pouvoir d’achat.

La marge de manœuvre pour stimuler la demande privée reste limitée, d’autant plus que la fin des taux négatifs rendra le crédit plus coûteux.

Dans un contexte où la démographie active s’amenuise, le déclin des taux d’intérêt négatifs pourrait insuffler un élan modéré au yen, actuellement sous-évalué.

Un yen renforcé pourrait alors modérer les coûts des importations, freinant par la même occasion l’inflation.

Ces éléments conjugués ne semblent pas annoncer une flambée inflationniste future. La hausse des taux directeurs, bien que non négative, n’augure pas d’une escalade significative.

Bien que modeste et probablement unique en son genre, l’augmentation des taux directeurs n’a qu’un impact marginal sur le yen, qui reste sous-évalué, surtout comparé à l’euro et davantage encore face au dollar.

Son avenir dépendra largement de la politique monétaire de la Réserve Fédérale Américaine et de la Banque Centrale Européenne.

Si ces institutions accélèrent la baisse de leurs taux, l’écart avec le Japon pourrait se réduire, ce qui serait favorable au yen.

À plus long terme, l’abandon de la limite supérieure de la courbe des taux, fixée jusqu’alors à 1% pour le taux à 10 ans, pourrait entraîner une hausse des taux japonais au-delà de ce seuil.

Parallèlement, on s’attend à ce que les taux longs américains diminuent.

Ainsi, une convergence des taux sur le marché obligataire semble probable.

Le Japon, principal investisseur étranger dans la dette américaine, pourrait alors être incité à investir davantage en interne grâce à des taux plus attractifs, ce qui renforcerait le yen et compliquerait la recherche d’acquéreurs pour la dette américaine.

Un marché toujours attractif

Outre les incitations réglementaires et l’amélioration de la rentabilité, d’autres éléments soutiennent ma recommendation d’investir au Japon ces prochaines années.

Depuis le 1er janvier 2024, des avantages fiscaux incitent les ménages à transformer en actions les milliards de yen détenus en cash. Le renouveau économique sera aussi profitable aux bénéfices et donc à la valeur des entreprises.

Conclusion: des opportunités à saisir pour investir au Japon

Le changement à la tête du Japon s’effectue donc dans la continuité.

Les modifications structurelles en cours au Japon bénéficient à l’économie.

De plus, le yen est actuellement fortement sous-évalué, ce qui laisse envisager un gain important en termes de taux de change.

Je maintiens par conséquent mon avis positif pour investir au Japon.

1. Les actions japonaises offrent un rendement intéressant tout en présentant une faible volatilité grâce au rôle de valeur refuge du yen.

En période de crise, la devise nippone s’apprécie car les investisseurs japonais rapatrient leur argent dans l’archipel.

Depuis le début de 2021, les investisseurs se sont détournés des actions japonaises, dont la performance est en retrait par rapport aux principaux marchés boursiers du globe.

Heureusement, l’économie nipponne devrait redresser la tête, et les perspectives économiques des prochaines années sont bonnes pour investir au Japon.

Les actions japonaises devraient d’autant plus rebondir que la dépréciation du yen aidera les grands groupes exportateurs et gonflera automatiquement les bénéfices réalisés à l’étranger après conversion en yen.

Offrant un rendement intéressant pour une volatilité très faible, les actions japonaises sont incontournables pour investir au Japon.

2. Les obligations en yen sont de leur côté un investissement purement défensif qui réduit utilement le risque global d’un portefeuille en cette période de grande incertitude.

Elles ont en effet tendance à bien se comporter quand tout va mal.

Depuis le 1er janvier 2021, le yen a commencé à se déprécier.

En plus des difficultés économiques propres au Japon, c’est l’évolution divergente des politiques monétaires dans le monde qui fragilise le yen.

Avec une inflation qui reste faible dans l’Archipel par rapport au reste du monde, la Banque du Japon maintiendra plus ou moins son objectif de taux à 10 ans autour de zéro.

Ce n’est pas le cas aux États-Unis et dans la zone euro.

La forte hausse des pressions inflationnistes oblige les banques centrales à revoir leur politique et exerce une pression haussière sur les taux, rendant les obligations en dollar et en euro plus attractives que celles en yen.

Investir au Japon reste toutefois intéressant pour réduire le risque global d’un portefeuille.

Elles s’apprécient en période de crise financière et constituent donc une véritable assurance tous risques.

Elles laissent en outre espérer un petit rendement grâce à l’appréciation attendue du yen.

Les épargnants aux profils défensif et neutre peuvent investir en obligations en yen.

Cet actif apporte une excellente diversification supplémentaire à tout portefeuille.

Vous trouverez ma sélection personnelle d’ETF pour investir au Japon dans ma formation Comment investir dans les ETF / Trackers.

En 2023, le fonds d’actions japonaises que je conseille dans ma formation a gagné 21,1% (pour l’investisseur en euro). Une meilleure performance que celle de ses concurrents (+15% en moyenne).

Cette performance est d’autant plus remarquable que le yen japonais a perdu 9,6% (pour l’investisseur en euro).

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