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Comment investir au Japon en 2022

investir au japon

Investir au Japon est une excellente idée, et certainement en période de crise.

Les actions japonaises offrent un rendement intéressant tout en présentant une faible volatilité grâce au rôle de valeur refuge du yen.

En période de crise, la devise nippone s’apprécie car les investisseurs japonais rapatrient leur argent dans l’archipel.

Le Japon n’a pu échapper au coronavirus, mais il dispose de suffisamment d’atouts pour attirer les investisseurs.

Son marché des actions est tentant et l’offre en fonds intéressante.

Pour l’investisseur, les actifs japonais méritent une place privilégiée dans un portefeuille diversifié.

Avant de poursuivre, je vous conseille tout d’abord de bien comprendre tous les tenants et aboutissements d’un bon placement en vous procurant cette formation que je vous offre gratuitement: cliquez ici.

Stabilité politique

Shinzo Abe a annoncé le 28 août 2020 sa démission pour raison de santé.

Lors de ses huit années à la tête du Japon, Abe a mis en œuvre une politique inédite qui a sorti le pays du marasme.

Sa longévité exceptionnelle comme Premier Ministre a permis à Shinzo Abe d’inscrire son action sur le long terme.

Solidement installé à la tête du Japon et jouissant d’une forte popularité, il a pu mener une politique en dehors des sentiers battus qu’on a appelée ‘Abenomics’.

Shinzo Abe a d’abord forcé la main aux autorités monétaires pour qu’elles affaiblissent le yen et rendent le crédit bon marché.

Avec des taux d’intérêt à 10 ans proches de zéro, Shinzo Abe a pu mener une politique budgétaire très souple.

L’explosion des dépenses publiques n’a que très partiellement été compensée par deux hausses de la TVA.

Le Premier ministre a enfin entrepris certaines réformes notamment pour redynamiser un marché du travail en pénurie de main d’œuvre.

Un bilan contrasté pour investir au Japon

Le principal reproche que l’on peut faire à la politique de Shinzo Abe est la frilosité des réformes.

Fondamentalement, la structure de l’économie japonaise ne s’est pas beaucoup améliorée.

Aucune politique n’a ainsi pu enrailler le rapide déclin démographique.

Si rien ne change, le pays perdra le tiers de ses habitants d’ici 40 ans.

Le gouvernement Abe a néanmoins discrètement ouvert les portes de l’immigration, malgré l’hostilité de la population.

Certaines politiques ont aussi favorisé le travail des femmes, auparavant très peu insérées dans le marché du travail.

Au niveau budgétaire, la promesse d’un assainissement des finances publiques n’a pas été tenue.

La dette publique est à un niveau record de 240% du PIB.

Mais cela ne pose aucun problème grâce à la politique monétaire.

Cette dernière est la plus grande réussite des années Abe.

En plus de financer sans peine la dette publique, la baisse des taux a provoqué une salutaire dépréciation du yen, ce qui a redynamisé le secteur exportateur et sorti l’économie de sa léthargie.

La multiplication des plans de relance et des investissements massifs dans les infrastructures ont aussi contribué à sortir le pays de l’ornière conjoncturelle.

Retour du Japon sur la carte du monde

Redorer l’image du pays est l’autre grande victoire de Shinzo Abe.

Avant son arrivée au pouvoir, le Japon était perçu comme un ancien champion économique qui n’arrivait pas à se remettre de l’éclatement de la bulle financière de la fin des années 80.

Déflation, récession et instabilité politique ont fini par ternir l’image du pays auprès des investisseurs qui désiraient investir au Japon.

Heureusement, cela a changé. 

À la suite de l’assouplissement monétaire qui a mis fin au marasme financier, la valeur de la Bourse de Tokyo a doublé entre 2012 et 2015.

Mis à part le vieillissement de sa population et ses lacunes macro-économiques, le Japon recèle de réelles opportunités pour celui qui désire investir au Japon.

Les entreprises japonaises sont bien positionnées dans l’Asie émergente en forte croissance.

Elles sont aussi parmi les meilleures au monde au niveau de la qualité des produits, de la technologie et de la productivité des travailleurs.

Elles sont enfin bien positionnées dans de nombreux secteurs à haut potentiel comme la robotique.

L’économie japonaise a toutefois un problème de demande domestique à cause de son déclin démographique et son économie est très dépendante du commerce international.

‘Sur le plan économique, tout indique que le Japon va poursuivre sur les voies de la modernisation des processus de production et de la croissance de la productivité.

Pas de surprise au Japon

Le Premier ministre Shinzo Abe a été fin septembre 2020 remplacé par le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, 71 ans.

Ce dernier a remporté l’élection du président du parti démocrate-libéral au pouvoir, LDP, à une nette majorité.

Lorsque l’emblématique Shinzo Abe a annoncé en 2020 qu’il démissionnerait de son poste de Premier Ministre japonais pour des raisons de santé, cela a frappé comme une bombe. Il a été le leader incontesté du Japon et le plus haut dirigeant de son parti libéral-démocrate LDP pendant près de huit ans. Un successeur n’était pas immédiatement prêt.

Le secrétaire du cabinet Yoshihide Suga était certes le bras droit du Premier ministre Abe. Et il était également connu à l’échelle nationale, en tant que porte-parole du gouvernement.

Mais Suga, 71 ans, a toujours insisté sur le fait qu’il ne voulait pas devenir lui-même Premier Ministre.

Cela a soudainement changé quand Abe a annoncé son départ.

Il est donc devenu le Premier Ministre Suga.

Qui était ce nouveau premier ministre?

Quand vous voulez investir au Japon, il est primordial de connaitre quel sera l’orientation future du pays.

Suga a gagné la confiance des dirigeants du parti grâce à sa déclaration ‘qu’il veut poursuivre la politique de son prédécesseur Abe’.

Il a considéré la lutte contre l’épidémie corona et la reprise de l’économie durement touchée comme des priorités.

À 71 ans, le nouvel homme fort n’était pas exactement un jeune, il a même six ans de plus que son prédécesseur Abe.

Les critiques ont accusé également Suga de ne pas avoir sa propre vision.

Il apprécie la célébrité. On l’a vu apparaître régulièrement à la télévision pour expliquer les décisions du gouvernement.

‘Investir au Japon vous mettra en première ligne pour tirer parti du redémarrage de l’économie mondiale.’

Le Japon n’a pas échappé à la crise du coronavirus

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Le Japon est un des premiers pays, après la Chine, à avoir été touché par le coronavirus.

C’était fin janvier 2020.

Au Japon, où les cas de Covid-19 flambent depuis les Jeux Olympiques, 46 % seulement de la population était vaccinée fin août 2021, selon les chiffres du gouvernement.

Mais l’économie japonaise est suffisamment bien armée pour résister.

Mieux encore, investir au Japon vous mettra en première ligne pour tirer parti du redémarrage de l’économie mondiale, quand il surviendra.

Le Japon, prêt à rebondir

L’été 2021 été terne et chahuté dans l’Archipel nippon.

Cela a négativement affecté les actifs japonais.

Investir au Japon reste toutefois incontournable dans un portefeuille diversifié.

Début septembre 2021, un an après sa prise de fonction, le Premier Ministre Y. Suga, devenu entretemps impopulaire, a décidé de ne pas se présenter pour un second mandat.

L’opinion publique ne lui a pas pardonné son soutien inconditionnel aux Jeux Olympiques, dont la tenue a été d’autant plus mal vécue que le rebond épidémique a obligé les autorités à décréter un nouvel état d’urgence.

La reprise économique n’a pas résisté au retour des restrictions, qui ont déprimé la consommation.

Les problèmes d’approvisionnement ont aussi durement affecté la production manufacturière. Déjà en berne au 1er trimestre de 2021 (-1,1 %), l’activité économique a replongé au 3e  (-0,8 %), après un timide sursaut au 2e (+0,4 %).

Changement dans la continuité

Pour relancer l’économie, la nouvelle équipe gouvernementale augmentera les dépenses publiques.

Ce plan de relance budgétaire comporte des vieilles recettes (investissement en infrastructures), mais aussi des nouvelles, destinées à réduire les inégalités.

Maillon faible de l’économie, la consommation des ménages est particulièrement visée.

Une allocation de 100.000 yen (770 EUR) sera versée aux ménages les plus pauvres, aux étudiants en difficultés financières ou aux enfants des familles moins aisées.

L’État veut aussi revaloriser les salaires publics et inciter le secteur privé à relever la rémunération des employés.

La sécurité économique, autre pilier de l’action du nouveau gouvernement, passe, elle, par un renforcement des dépenses de recherche dans les technologies de pointe.

Des aides encourageront aussi les investissements pour rendre la chaîne d’approvisionnement plus résiliente.

Le gouvernement va ainsi aider le leader taïwanais des semi-conducteurs TSMC pour investir au Japon en y construisant une usine.

Voici donc ce qui me pousse à vous conseiller d’investir au Japon

1- Le Japon est le pays de l’innovation

À l’exception de la Corée du Sud, aucun pays n’investit autant en recherche et développement par rapport à son PIB.

La robotisation et l’automatisation sont des mots clés dans ce pays où il y a quasiment plein emploi et où la population est relativement âgée.

Sur le plan économique, tout indique que le Japon va poursuivre sur les voies de la modernisation des processus de production et de la croissance de la productivité.

Ces facteurs devraient rendre les entreprises japonaises plus compétitives (encore), soutenir leurs bénéfices futurs et renforcer toujours plus le succès du ‘Made in Japan’, facteur-clé pour investir au Japon.

2- La culture d’entreprise propre au Japon s’affirme sans cesse davantage

Des pas de géant ont été accomplis dans le domaine de la bonne gouvernance.

L’ex-Premier ministre Abe en avait fait un des thèmes centraux de sa politique.

Il y a aujourd’hui dans les entreprises japonaises plus d’administrateurs indépendants que jamais, les nominations politiques se raréfient, la corruption fait l’objet de poursuites comme jamais, l’accent est mis sans cesse davantage sur la productivité et la création de valeur pour les propriétaires d’actions japonaises (allo, les amateurs de dividendes ?), etc.

Pour rappel, dans les années 80 et 90, la rentabilité des entreprises japonaises était nettement inférieure à celle des entreprises américaines et européennes.

Hélas pour nous ce passé est révolu, mais ceux qui vont investir au Japon peuvent en tirer parti.

3- La banque centrale japonaise (BoJ) achète massivement des actions

Elle opère via des ETF-trackers : 58 milliards de yens ont ainsi été investis en Bourse de Tokyo depuis le début de 2020, si bien que la BoJ détient à ce jour plus de 5% des actions japonaises.

Elle achète encore, moins qu’avant toutefois, mais ces achats sont compensés par le regain de fièvre acheteuse qui a saisi les fonds de pension privés japonais, lesquels, étonnamment, avaient sous-investi en actions japonaises.

Tout cela constitue d’importants matelas de sécurité pour investir au Japon.

4- Les actions japonaises sont sous-évaluées

Leur prix moyen correspond à 1,2 fois leur valeur comptable (en Europe c’est 1,7 fois et aux Etats-Unis 3,9 fois) et à 16 fois leur bénéfice futur (la moyenne mondiale est de 21 fois).

Investir au Japon est donc intéressant car la Bourse de Tokyo une des plateformes boursières les moins chères du clan occidental.

Sans compter que comme en témoignent leurs bilans les sociétés japonaises disposent ensemble de l’équivalent de quelque 4.300 milliards d’euros en cash.

Elles ont donc de quoi voir venir.

5- Le yen, valeur refuge

Le comportement de la devise japonaise est un atout de plus pour investir au Japon via des actions cotées à Tokyo.

Le yen est considéré comme une valeur refuge lorsqu’il y a tempête sur les marchés financiers.

Cela tient au fait que le Japonais moyen, qui détient généralement beaucoup d’actifs étrangers, rapatrie massivement son avoir lorsque les marchés se dégradent et achète des yens pour investir en valeurs japonaises, des obligations surtout.

Cet afflux soutient la devise, la renforce même.

Cette hausse fait alors que les investisseurs professionnels comme les gestionnaires de ‘hedge funds’, qui sont vendeurs de yens et dont les positions sont ‘short’, doivent immédiatement changer leur fusil d’épaule pour compenser leurs pertes, ce qui augmente encore la demande à court terme en faveur du yen.

Conclusion: des opportunités à saisir pour investir au Japon

Le changement à la tête du Japon s’effectue donc dans la continuité.

Je maintiens par conséquent mon avis positif pour investir au Japon.

1. Les actions japonaises offrent un rendement intéressant tout en présentant une faible volatilité grâce au rôle de valeur refuge du yen.

En période de crise, la devise nippone s’apprécie car les investisseurs japonais rapatrient leur argent dans l’archipel.

Depuis le début de 2021, les investisseurs se sont détournés des actions japonaises, dont la performance est en retrait par rapport aux principaux marchés boursiers du globe.

Heureusement, l’économie nipponne devrait redresser la tête, et les perspectives économiques des prochaines années sont bonnes pour investir au Japon.

Les actions japonaises devraient d’autant plus rebondir que la dépréciation du yen aidera les grands groupes exportateurs et gonflera automatiquement les bénéfices réalisés à l’étranger après conversion en yen.

Offrant un rendement intéressant pour une volatilité très faible, les actions japonaises sont incontournables.

2. Les obligations en yen sont de leur côté un investissement purement défensif qui réduit utilement le risque global d’un portefeuille en cette période de grande incertitude.

Elles ont en effet tendance à bien se comporter quand tout va mal.

Depuis le 1er janvier 2021, le yen s’est déprécié de 10% face au dollar et de 2% face à l’euro.

En plus des difficultés économiques propres au Japon, c’est l’évolution divergente des politiques monétaires dans le monde qui fragilise le yen.

Avec une inflation qui reste faible dans l’Archipel, la Banque du Japon maintiendra son objectif de taux à 10 ans autour de zéro, et gardera son taux directeur à -0,10%.

Ce n’est pas le cas aux États-Unis et dans la zone euro.

La forte hausse des pressions inflationnistes oblige les banques centrales à revoir leur politique et exerce une pression haussière sur les taux, rendant les obligations en dollar et en euro plus attractives que celles en yen.

Investir au Japon reste toutefois intéressant pour réduire le risque global d’un portefeuille.

Elles s’apprécient en période de crise financière et constituent donc une véritable assurance tous risques.

Elles laissent en outre espérer un petit rendement grâce à l’appréciation attendue du yen.

Les épargnants aux profils défensif et neutre peuvent investir en obligations en yen.

Cet actif apporte une excellente diversification supplémentaire à tout portefeuille.

Vous trouverez ma sélection personnelle d’ETF pour investir au Japon dans ma formation Comment investir dans les ETF / Trackers:

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