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Investir dans les pays émergents en 2020

Investir dans les pays émergents

Investir dans les pays émergents est-il aujourd’hui recommandable?

Globalement, la réponse à la crise des pays émergents est sans commune mesure avec celle des pays développés, tant au niveau sanitaire que social et économique.

Incapables de préserver leurs travailleurs et leurs entreprises comme les pays développés, les émergents connaîtront une reprise plus laborieuse.

La crise laissera des traces durables et le potentiel de croissance des économies émergentes sortira diminué de l’épidémie.

Investir dans les pays émergents en période de crise

Pour faire face à la pandémie et à la crise économique, les autorités politiques ont multiplié les initiatives.

Généralisées à l’ensemble du globe, ces mesures sont fort différentes d’un pays à l’autre, les pays développés ayant mobilisé bien plus de moyens que les émergents.

Cela aura des conséquences sur la reprise économique et sur l’opportunité à investir dans les pays émergents.

Des économies durement frappées

Le système de santé des pays émergents n’a pas été capable d’enrayer l’épidémie, un confinement strict de la population étant impossible. De nombreux habitants doivent travailler tous les jours pour assurer leur subsistance, et la sécurité sociale – si elle existe – est rudimentaire.

La suspension de l’activité économique a donc été partielle ou de courte durée.

En conséquence, les pays émergents n’ont pas connu ces derniers mois un effondrement économique similaire à celui des pays développés.

Mais ils connaîtront aussi une récession historique cette année.

Les secteurs essentiels à ces économies subissent en effet un coup d’arrêt brutal.

Non seulement l’effondrement du commerce international malmène la production manufacturière à bas coûts, au cœur de leur développement, mais l’arrêt du tourisme international est aussi une catastrophe pour ces pays.

Sans compter la chute de prix des matières premières, qui a mis à genoux les grands exportateurs.

Des situations et des réponses différentes

Les réponses apportées à la crise fluctuent fort d’un pays à l’autre.

Ainsi, l’Inde a essentiellement renforcé le système existant de distribution gratuite de produits alimentaires de base aux plus pauvres.

La Suisse, de son côté, s’est focalisée sur les entrepreneurs, les travailleurs bénéficiant déjà d’une efficace sécurité sociale.

La situation sanitaire a aussi mené à des réponses différentes.

Des pays européens ont acheté en catastrophe tous les respirateurs qu’ils trouvaient, alors que le Japon était déjà équipé d’appareils performants.

Mais à côté de ces dépenses budgétaires d’urgence, ce sont surtout les moyens financiers libérés pour soutenir les entreprises qui expliquent les différences.

Il faut toutefois prendre les chiffres avancés avec prudence, le chiffrage des mesures n’étant pas toujours précis.

Ainsi, en Suède, l’impact budgétaire est estimé entre 8,9% et 14,6% du PIB selon les scénarios.

Sur base du recensement établi au 30 avril par le FMI, le Fonds monétaire international, certains enseignements peuvent toutefois être tirés.

MOYENS BUDGÉTAIRES DÉGAGÉS POUR RÉPONDRE À LA CRISE (en% du PIB, au 30 avril, source : FMI)

Investir dans les pays émergents

Les pays développés ont mobilisé des moyens colossaux pour soutenir leur économie.

Un luxe que ne peuvent se permettre les pays émergents.

On ne prête qu’aux riches

Il apparaît clairement que la réponse budgétaire est bien plus grande dans les pays développés.

Relativement épargnée par l’épidémie, bénéficiant d’un filet de sécurité adéquat pour les travailleurs et d’un système de santé à niveau, l’Allemagne a mobilisé des moyens comme aucun autre pays. La solidité des finances publiques a permis une réponse budgétaire globale représentant 31,7% du PIB, dont 25% pour assurer la survie des entreprises!

De la plus petite PME au plus grand fleuron du capitalisme germanique, un soutien financier est possible via des garanties de crédit, des prêts ou une prise de participation. Le but est de préserver au maximum les forces vives économiques en attendant la reprise.

La même démarche a conduit le Japon à apporter la 3e  plus grosse réponse budgétaire (21,1% du PIB), derrière l’Italie (26,4%) où la gravité de la crise explique aussi l’ampleur des mesures prises.

Globalement, tous les pays développés ont dégagé des moyens financiers record, autour de 10% du PIB, et même davantage pour plusieurs d’entre eux.

Les gouvernements profitent des politiques monétaires ultra accommodantes pour trouver à faibles coûts des montagnes d’argent qu’ils injectent dans l’économie.

Tout le monde n’a pas cette chance. 

Cela modère les opportunités pour investir dans les pays émergents en 2020.

Investir dans les pays émergents

Cataclysme financier

Comme lors de chaque crise, investir dans les pays émergents n’a pas la cote.

Selon le FMI, 100 milliards USD ont quitté la sphère émergente, soit trois fois plus que lors de la récession de 2009.

Le ralentissement du commerce, l’arrêt du tourisme et la chute de prix des matières premières ont en outre fort réduit les rentrées en devises.

Et cette fois-ci, les émergents ne pourront pas compter sur les transferts des travailleurs migrants pour équilibrer leurs comptes.

À plus de 500 milliards USD par an, l’argent envoyé dans leur pays par les travailleurs à l’étranger est une manne indispensable pour la survie de nombreuses familles. Dans certains pays, ces flux financiers sont supérieurs aux investissements directs étrangers. Ils sont vitaux pour équilibrer les comptes extérieurs, et sont en outre une véritable bouée de sauvetage en cas de crise domestique.

Mais avec l’arrêt de l’économie mondiale, ces travailleurs se sont retrouvés du jour au lendemain sans emploi.

Les transferts des migrants s’effondrent, au moment où leur pays en a le plus besoin.

Incapables de faire face

Investir dans les pays émergents est risqué quand on réalise que la crise aura d’autant plus d’effets durables que les autorités ont peu de moyens pour tenter de l’atténuer.

Au niveau monétaire, les banques centrales ne peuvent pas inonder les marchés de liquidités comme le font les pays développés. La fuite des capitaux et le tarissement des rentrées de devises ont mis sous pression les devises émergentes. Les banques centrales ne peuvent donc réduire leur taux directeur qu’avec prudence. Elles n’ont pas la possibilité de fournir massivement de l’argent bon marché comme au Japon, dans la zone euro ou aux USA.

Cette situation a d’importantes implications pour l’action budgétaire.

Alors que dans les pays développés, les autorités peuvent pratiquement dépenser sans compter, les contraintes budgétaires sont très

fortes dans la sphère émergente.

Au mieux, la réponse des gouvernements atteint à peine 50 % des sommes dépensées dans les économies développées. Ce manque de moyens est d’autant plus préjudiciable que les besoins étaient élevés, notamment en matière d’éducation et d’infrastructures.

Des domaines essentiels désormais relégués au second plan.

Un potentiel émoussé

Dans la sphère émergente, moins d’investissements aujourd’hui signifient moins de croissance demain.

C’est en particulier le cas dans les infrastructures, où les carences (pénuries d’électricité, faibles capacités de transport) et autres goulots d’étranglement tarderont à être supprimés.

Quant au capital humain, il risque de subir des dommages à long terme.

La récession replongera des millions de citoyens dans l’extrême pauvreté, à la marge du système éducatif.

La crise créera une nouvelle génération de travailleurs peu qualifiés.

Et au final, le potentiel économique de ces pays se réduit, d’autant plus que le ralentissement du commerce mondial exclut désormais de baser son développement sur la seule production manufacturière à bas coûts.

La profonde récession de cette année renforcera aussi les inégalités, ce qui accentuera les tensions sociales et les dérives populistes. Des évolutions peu favorables à faire investir dans les pays émergents et, par conséquent, à participer à leur développement économique.

La double peine des pays émergents

Dans la sphère émergente, les moyens financiers sont donc souvent très limités.

Pas d’accès facile et bon marché au marché de la dette pour ces pays.

Au contraire, avec la crise, les tensions obligataires sont de retour, et les devises chahutées sur le marché des changes.

L’action budgétaire est donc généralement restreinte, autour de 1% du PIB.

Elle se concentre sur la réponse sanitaire et l’aide d’urgence aux plus pauvres.

Aider les entreprises en difficultés est impossible pour la plupart des gouvernements émergents.

Le Brésil et l’Indonésie sont les deux principales exceptions, avec des mesures pour assurer le financement des entreprises et une enveloppe totale de l’action budgétaire de respectivement 6,75 et 3,7% du PIB.

La réponse de la Chine est particulière.

Estimée à 3,8% du PIB, elle est en réalité plus large via l’action monétaire et des mesures techniques visant à favoriser la distribution du crédit.

Au-delà de l’aspect budgétaire, le Mexique et la Russie ont aussi pris des mesures pour faciliter le financement des entreprises.

Mais globalement, la réponse des pays émergents est sans commune mesure avec celle des pays développés, tant au niveau sanitaire que social et économique.

Incapables de préserver leurs travailleurs et leurs entreprises comme les pays développés, les émergents connaîtront une reprise plus laborieuse.

La crise laissera des traces durables et le potentiel de croissance des économies émergentes sortira diminué de l’épidémie.

Il faudra tenir compte de tout cela avant de vouloir investir dans les pays émergents.

Conclusion: faut-il investir dans les pays émergents?

Globalement, les marchés émergents sortiront durablement affaiblis de la pandémie.

Investir dans les pays émergents aujourd’hui apparaît encore plus risqué qu’hier, tout en offrant un rendement potentiel moins élevé.

Cette situation se traduit par une portion congrue des marchés émergents dans mon portefeuille.

Seul l’Indonésie trouve grâce à mes yeux.

J’y investis environ 5% de mon capital via l’excellent ETF Lyxor MSCI Indonesia.

Mon portefeuille est donc à présent presque entièrement investi dans des marchés développés.

Que vous optiez ou non pour investir dans les pays émergents, il s’agit toujours d’une décision personnelle.

Si vous voulez investir, faites-le d’abord et avant tout en choisissant le ou les fonds qui conviennent à votre portefeuille, à votre profil de risque et à votre horizon temporel.

Les derniers épisodes rappellent néanmoins qu’un portefeuille doit être composé de façon raisonnée pour faire face à toutes les situations.

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