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Les taux directeurs de la BCE et de la FED en 2021

taux directeurs

Après la Banque du Japon et la Banque Centrale Européenne (BCE), la Réserve Fédérale Américaine (FED) privilégiera elle aussi une politique extrêmement accommodante.

Désormais, il est acquis que les taux directeurs resteront durablement (quasi) nuls dans les trois plus grands marchés du globe… avec de nombreuses conséquences pour l’économie et les investisseurs.

Le taux zéro est la politique qui change tout.

Le précurseur japonais des taux directeurs nuls

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Confrontées à des récessions à répétition et à un marasme financier sans fin, les autorités nippones ont une première fois fixé le loyer de l’argent à zéro en 1999.

Depuis, hormis en 2007-2008, le taux directeur a toujours été proche de zéro.

Aujourd’hui, il est même à -0,10% et la Banque du Japon a officiellement comme objectif de maintenir les taux directeurs à 10 ans autour de zéro.

L’argent gratuit, même pour les longues échéances, y est donc désormais la norme.

Cette politique extrême s’explique par le déclin démographique qui déprime la consommation.

Pour soutenir l’activité économique et financer sans peine une dette publique qui explose, le Japon est arrivé à la conclusion que les taux d’intérêt doivent rester nuls.

Confrontées, dans une certaine mesure, aux mêmes problèmes de vieillissement de la population, de faiblesse de l’activité économique et d’envol des dettes, les autorités monétaires européennes ont suivi leurs homologues japonais.

Depuis 2016, le taux directeur est nul dans la zone euro.

Et si la Banque Centrale Européenne (BCE) n’a officiellement aucun objectif au niveau des taux à long terme, ses nombreuses interventions ont fait chuter les rendements obligataires à des minimums historiques, proches de zéro et même négatifs pour les dettes les mieux notées.

La conversion de la Réserve Fédérale Américaine est plus tardive et, à ce jour, moins profonde.

Elle a relégué au second plan son objectif d’inflation pour se focaliser sur l’emploi.

taux direxteur

Cela annonce un taux directeur qui restera durablement à son niveau actuel, entre 0 et 0,25%.

La Fed s’apprête à laisser son principal taux directeur à des niveaux proches de zéro au moins jusque fin 2023 et même, selon toute probabilité, jusqu’au milieu de la décennie. Un gage de crédit bon marché pour une très longue durée, qui devrait rassurer les investisseurs.

‘Avec l’action de la Banque Centrale Européenne, l’argent est devenu gratuit dans la zone euro. 
Cela change tout pour l’investisseur.

L’inflation n’est plus un problème

taux directeurs

Un facteur essentiel qui justifie et permet les politiques monétaires des taux directeurs zéro est la faiblesse de l’inflation.

Ces dernières décennies, le premier et parfois unique objectif des banques centrales était de contenir le dérapage des prix.

Une inflation à 2% était souvent l’objectif à atteindre.

Mais ce niveau n’a plus été durablement atteint au Japon depuis 25 ans, et rarement en zone euro depuis la crise de 2008. Même aux États-Unis, la hausse annuelle des prix atteint de moins en moins souvent les 2%.

D’abord conjoncturelle, liée aux périodes de ralentissement économique, la faiblesse de l’inflation est devenue structurelle.

Au niveau de l’offre, l’ouverture des frontières a permis aux entreprises de réduire les coûts de production grâce à la main-d’œuvre bon marché des pays émergents.

Au niveau du commerce, la concurrence s’est intensifiée avec le boom des ventes en ligne.

Et parallèlement, le vieillissement de la population réduit la demande.

Le constat est le même partout. Le dérapage des prix n’est plus un problème.

Mais l’absence d’inflation crée d’autres problèmes pour nos économies.

Car l’inflation a le mérite de soulager les emprunteurs en érodant la valeur réelle des dettes, elle génère automatiquement des recettes fiscales supplémentaires (notamment via la TVA) et elle incite le consommateur à dépenser avant la hausse des prix.

À l’inverse, dans un monde sans pressions inflationnistes, ce dernier a tendance à postposer ses achats, dans l’espoir d’un tarif plus avantageux.

C’est pour contrer ces phénomènes et éviter de tomber dans le scénario de la déflation (= baisse généralisée des prix) que les banques centrales ont adopté la politique des taux directeurs zéro.

Et comme la faiblesse de l’inflation est désormais en grande partie structurelle, ces politiques sont appelées à durer.

Le marché des changes a perdu sa boussole

L’uniformisation des politiques monétaires et l’absence de pressions inflationnistes ont déboussolé le marché des changes.

Autrefois, une inflation systématiquement plus élevée érodait, à long terme, la valeur d’une devise.

Aujourd’hui, l’inflation attendue à long terme au Japon, dans la zone euro et aux États-Unis est faible, et pratiquement similaire.

Son impact sur le taux de change est donc limité. Le yen devrait légèrement s’apprécier du fait de l’absence totale de pressions inflationnistes au Japon. Le dollar, lui, connaîtra une légère glissade, avec une hausse des prix attendue un peu plus élevée aux États-Unis.

À court terme, par contre, avec des politiques monétaires qui resteront partout accommodantes, les investisseurs ont perdu un important repère (l’évolution des taux directeurs dictait jusqu’à présent l’évolution des taux de change à court terme).

Le yen, l’euro et le dollar américain risquent dès lors de fluctuer au gré de leurs humeurs.

Mais vu la synchronisation des politiques monétaires et la convergence des taux d’inflation, un décrochage brutal et durable d’une de ces trois solides devises est désormais improbable.

La dette, un faux problème?

La politique des taux directeurs zéro change également tout au niveau des dettes publiques.

C’est d’ailleurs une des raisons qui expliquent sa mise en œuvre au Japon. Malgré un endettement à 240% du PIB, le poids de la dette n’a jamais été aussi léger pour les autorités, car elles se financent gratuitement.

Ce n’est pas le cas aux États-Unis.

Mais avec des taux d’intérêt à 10 ans à moins de 1%, le Trésor américain se finance aisément, malgré une dette à un sommet depuis la 2ème  guerre mondiale.

La situation est plus disparate dans la zone euro, où les taux à 10 ans restent supérieurs à 1% en Grèce, mais sont négatifs en Allemagne.

Globalement, toutefois, le financement public n’a jamais été aussi facile en Europe.

La dette n’est donc plus un problème.

C’est même une partie de la solution à la crise actuelle si elle est gonflée à bon escient.

Craindre une remontée rapide des taux directeurs suite à une envolée des prix n’est plus à l’ordre du jour.

Le retour d’une forte inflation est très peu probable.

Et les banques centrales se montreront patientes si les prix s’envolent malgré tout.

La Réserve fédérale a ainsi adapté son objectif d’inflation.

Elle vise toujours une inflation de 2%, mais en moyenne sur une longue période. Elle pourra donc garder sa politique accommodante même si les prix dérapent au-delà de l’objectif.

Finalement, le seul risque est une perte de crédibilité et une fuite des investisseurs devant la devise.

Mais de nouveau, ce risque est très faible, voire inexistant.

Le Japon et la zone euro dégagent un important surplus au niveau de la balance courante.

Cela signifie que ces régions gagnent de l’argent par rapport au reste du monde et n’ont pas besoin des investisseurs étrangers pour se financer.

La situation outre-Atlantique est différente, avec un déficit courant depuis 40 ans. Mais tant qu’il n’y aura pas une réelle alternative au dollar dans le commerce et la finance mondiale, les États-Unis bénéficieront du privilège exorbitant de leur devise, qui leur permet de se financer sans peine grâce à l’afflux de capitaux étrangers.

Un rebond boursier trop rapide…

Les politiques monétaires des taux directeurs nuls, et surtout leur perspective durable, expliquent également le rebond des Bourses après la déroute du 1er trimestre 2020.

En inondant les marchés d’argent bon marché, les banques centrales ont rassuré les investisseurs.

Avec un accès facile au crédit, la survie des entreprises est davantage assurée.

Pouvant financer sans peine la dette publique, les gouvernements ont, de leur côté, pu multiplier les mesures budgétaires pour amortir la crise.

Et pour les investisseurs, vu les rendements obligataires devenus très faibles, il n’y a pas d’autre alternative à la Bourse.

Ce phénomène TINA (There Is No Alternative) a favorisé le rebond boursier, accentué ensuite par le syndrome FOMO (Fear Of Missing Out), la peur de rater une opportunité.

Il est indéniable que ce rebond comporte une part de spéculation, en particulier aux USA du côté des valeurs technologiques.

De gros acteurs ont parié sur la hausse des marchés en utilisant tous les outils disponibles. Les particuliers ont aussi succombé aux sirènes de la Bourse.

Encouragés par les courtiers en ligne qui ont supprimé la commission sur les opérations en Bourse, des millions d’Américains se sont mis à spéculer.

Ils génèreraient aujourd’hui 20% des transactions à la Bourse de New-York, contre 10% en 2019 et 2% en 2009.

… mais cohérent à long terme!

Au-delà de l’aspect spéculatif qui a accentué le rebond et causé épisodiquement de brusques corrections, le niveau atteint par les Bourses n’est pas injustifié dans une optique de long terme.

La crise économique sera historique en 2020, avec une énorme chute du PIB.

Mais, la campagne de vaccination aidant, on peut espérer que la croissance annuelle de l’activité économique sera de nouveau positive.

Grâce à la politique des taux directeurs zéro, les gouvernements pourront lancer des plans de relance.

Ils ne devront pas mener, dès la croissance revenue, des sévères politiques d’austérité pour assainir les finances publiques.

Globalement, la pandémie n’a pas modifié les perspectives économiques des pays qui abritent les principaux marchés boursiers.

Même si la Covid-19 s’installe et modifie durablement nos vies, le développement économique se poursuivra, une fois la phase d’adaptation passée.

Certaines entreprises souffriront de cette nouvelle réalité, mais d’autres en profiteront.

L’investisseur qui a un long horizon de placement ne s’arrête pas à la récession de 2020. Il a les yeux tournés vers l’évolution de la prochaine décennie.

Mes recommandations

Vu la faiblesse des taux directeurs et des taux d’intérêts induits, les actions sont le seul investissement qui assure un certain rendement à long terme, à condition de se montrer sélectif et de veiller à un minimum de diversification.

Au niveau des actions, je privilégie les pays développés qui bénéficieront de l’action monétaire et budgétaire pour surmonter à moindre mal la crise.

J’évite par contre les pays émergents où la fragilité financière interdit la politique monétaire des taux directeurs zéro. La capacité budgétaire des gouvernements y est aussi faible, si pas inexistante, pour faire face à la crise. En outre, les mutations de l’économie mondiale (comme la remise en cause de l’internationalisation à outrance du processus de production) risquent d’en affaiblir le potentiel économique. 

Si elles n’apportent plus du rendement comme par le passé, les obligations réduisent utilement le risque global d’un portefeuille.

Alors que certaines actions ont connu une hausse rapide ces derniers mois, le risque d’une nouvelle chute des marchés n’est pas à exclure à court terme. Afin de limiter les fluctuations de votre portefeuille, vous pouvez accorder une place aux obligations comme pare-choc.

Je privilégie les obligations libellées dans des devises solides, comme le yen et le dollar américain.

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